MAROC
07/02/2017 14h:13 CET | Actualisé 07/02/2017 15h:47 CET

Penelope Fillon aurait touché des indemnités de licenciement, selon le "Canard enchaîné"

Penelope Fillon aurait touché des indemnités de licenciement, selon le "Canard enchaîné"
Canard enchaine
Penelope Fillon aurait touché des indemnités de licenciement, selon le "Canard enchaîné"

POLITIQUE - Non, le palmipède n'en a pas fini avec François Fillon. Après les "excuses" du candidat de la droite française dans l'affaire du "Penelope Gate", l'hebdomadaire indique dans son édition du mercredi 8 février que son épouse Penelope a perçu 45.000 euros d'indemnités de licenciement payées par l'Assemblée nationale.

Par ailleurs, le "Canard" affirme que les enquêteurs n'ont trouvé aucun indice matériel du travail de Penelope Fillon. De nouvelles révélations pour la troisième semaine consécutive qui viennent parasiter la défense de l'ancien premier ministre, alors en pleine contre-offensive médiatique.

Dans le détail, Penelope Fillon aurait perçu en août 2002 "16.000 euros d'indemnités, soit l'équivalent de cinq mois de salaire", alors qu'elle avait retrouvé un mois plus tôt un emploi auprès du suppléant de son mari, Marc Joulaud, selon l'hebdomadaire satirique. "La législation ne prévoit pas un tel niveau d'indemnités de licenciement pour un collaborateur parlementaire", précise le Canard enchaîné.

Le journal ajoute qu'elle aurait également perçu, en novembre 2013, "29.000 euros de primes" au terme de son "dernier contrat". Selon son entourage cité par Le Point, François Fillon était "au courant" de ces nouvelles révélations et "ne réagira pas". "Aucune nouvelle révélation", expédie-t-il.

Un double emploi selon "Le Parisien"

Il n'y a pas que le "Canard" qui vient ce mardi 7 février voler dans les plumes de François Fillon. Selon le Parisien, Penelope Fillon a exercé deux emplois à temps plein entre les mois de juillet 2012 et décembre 2013. Précisément, elle était employée à la fois par la Revue des deux mondes et par son mari en qualité de collaboratrice parlementaire. Selon le quotidien, "ces deux contrats étaient censés être à temps plein".

Le Parisien en veut pour preuve le contenu du contrat qui liait Penelope Fillon à la Revue des deux mondes: une "durée mensuelle du travail" établie à "169 heures par mois". Une amplitude horaire difficilement compatible avec une activité de collaboratrice parlementaire.

Pour autant, l'avocat de la famille Fillon explique que ces deux contrats ne sont pas forcément incompatibles. "C'est une question d'organisation du temps de travail", fait-il valoir, expliquant plus loin que "l'employeur de Penelope est son mari, député, qui organise le travail de sa collaboratrice comme il l'entend".

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