ALGÉRIE
07/02/2017 07h:45 CET | Actualisé 07/02/2017 07h:45 CET

Amnesty International dénonce des exécutions à grande échelle en Syrie

Refugee men and fence. Refugee concept
mikdam via Getty Images
Refugee men and fence. Refugee concept

Amnesty International accuse le régime syrien d’avoir pendu 13.000 personnes en cinq ans dans une prison près de Damas.

Alors que les pourparlers inter-syriens prévus par l'ONU doivent avoir lieu dans deux semaines à Genève, le rapport publié sur le site d'Amnesty international affirme que le régime syrien a "exécuté des milliers de prisonniers" par "pendaisons de masse" et a procédé à des "tortures systématiques" et non "justifiées".

Les treize milles prisonniers tués, selon Amnesty International, "étaient pour la plupart des civils" considérés comme étant des opposants au régime de Bachar el Assad.

Les pratiques "secrètes et illégales" avaient lieu à la prison de Saidnaya, et ce de l'année 2001 à 2005, affirme-ton de même source. Des "traitements abusifs" sont également dénoncés comme "l'absence de nourriture, d'eau, l'application de règles dégradantes" et différentes sortes de torture.

Le rapport met aussi en avant l'application de "procédures judiciaires abusives". Les détenus, indique-ton, n'avaient pas de "véritable procès mais étaient jugés face à un tribunal improvisé". Les détenus n'avaient pas le droit de consulter un avocat ou de mettre en place une défense quelconque. Ces jugements "fonctionnaient en dehors des règles" s'appliquant au système légal syrien. Qu'ils soient coupables ou non, ils étaient exécutés de manière instantanée.

Le rapport d'Amnesty international appelle l'ONU à réagir et demande l'ouverture immédiate d'une enquête. Pour eux, il n'est pas impossible que les exécutions aient encore lieu actuellement et il est urgent que des observateurs puissent s'y rendre et mettre fin à ces crimes de guerre qui durent depuis beaucoup trop longtemps.

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