TUNISIE
02/02/2017 18h:44 CET

L'Allemagne extrade un Tunisien ayant des liens avec Anis Amri

German special police forces stand guard in front of Frankfurt's Bilal mosque during early morning raids in the federal state of Hesse and its capital Frankfurt, Germany, February 1, 2017.    REUTERS/Kai Pfaffenbach
Kai Pfaffenbach / Reuters
German special police forces stand guard in front of Frankfurt's Bilal mosque during early morning raids in the federal state of Hesse and its capital Frankfurt, Germany, February 1, 2017. REUTERS/Kai Pfaffenbach

Un ressortissant tunisien "en relation avec Anis Amri", l'auteur présumé de l'attentat de Berlin du 19 décembre, a été extradé vers son pays par l'Allemagne, a indiqué jeudi le porte-parole du Parquet tunisien, Sofiène Sliti.

"Mercredi, un Tunisien en relation avec Anis Amri a été expulsé d'Allemagne", a déclaré à l'AFP M. Sliti, confirmant des informations de presse.

Ce Tunisien, dont l'identité n'est pas connue, "n'est pas impliqué dans l'attaque de Berlin" mais "le pôle judiciaire antiterroriste a décidé de le mettre en détention provisoire et de le poursuivre pour appartenance à un groupe terroriste", a-t-il ajouté.

Selon les éléments en possession des autorités judiciaires tunisiennes, il est accusé d'avoir voulu rejoindre les rangs de groupes jihadistes en Syrie.

Peu après l'attentat de Berlin (12 morts), les autorités tunisiennes avaient interpellé quatre suspects avant de conclure qu'ils n'avaient "aucun lien" avec l'attaque. Le neveu de Anis Amri est toutefois toujours détenu car soupçonné d'avoir lui aussi eu l'intention de rejoindre des organisations jihadistes.

Anis Amri, 24 ans, est accusé d'avoir tué le 19 décembre douze personnes et blessé des dizaines d'autres à Berlin sur un marché de Noël. Il avait fait allégeance au groupe extrémiste Etat islamique (EI) selon une vidéo diffusée par l'agence de propagande du groupe ultraradical. Quatre jours plus tard, il a été tué lors d'un contrôle policier de routine à Milan.

L'enquête a toutefois fait naître des tensions, en faisant apparaître que la Tunisie n'avait pas donné suite durant des mois à une demande de l'Allemagne de le renvoyer dans son pays.

Berlin souhaite depuis accélérer l'expulsion des ressortissants des pays du Maghreb déboutés de leur demande d'asile. Certains responsables ont même réclamé de réduire l'aide au développement aux Etats concernés s'ils ne se montrent pas plus coopératifs.

Dans ce contexte, l'Allemagne a annoncé mercredi avoir arrêté un Tunisien pour avoir fondé une cellule du groupe EI dans le but de commettre un attentat. Elle a précisé qu'il était aussi recherché dans son pays pour son implication présumée dans des attaques meurtrières.

Selon le parquet allemand, la Tunisie n'avait pas donné suite à une demande de l'Allemagne de le renvoyer dans son pays.

Le 12 janvier, en réponse aux critiques allemandes, le président Béji Caïd Essebsi a assuré que la Tunisie comptait "assumer ses responsabilités".

Sur l'immigration illégale, "nous avons des accords bilatéraux avec certains pays y compris l'Allemagne, ce sont de bons accords et ils vont être appliqués", a-t-il dit.

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