ALGÉRIE
01/02/2017 08h:36 CET | Actualisé 01/02/2017 08h:36 CET

Selon la presse canadienne, la radicalisation du terroriste Alexandre Bissonnette date d'une visite de Marine Le Pen en mars 2016

Le suspect de l'effroyable attentat contre une mosquée de Québec s'appelle Alexandre Bissonnette. Âgé de 27 ans, il est étudiant en Sciences politiques à l'université Laval, non loin du lieu de culte qu'il a ciblé.

Ses motivations interrogent. La presse (dont l'AFP) parle "d'idées nationalistes" et de contenus pro-Trump partagés sur ses réseaux sociaux. Mais selon le journal de référence canadien The Globe and Mail -distribué à deux millions d'exemplaires, le plus gros tirage du pays- le jeune homme s'est intéressé aux mouvances d'extrême droite au moment de la visite de Marine Le Pen à Québec, au mois de mars 2016.

Il se serait "radicalisé" politiquement à la suite de cet événement.


"C'était une personne qui publiait fréquemment des commentaires extrêmes sur les réseaux sociaux, dénigrant les réfugiés et le féminisme. Il ne s'agissait pas d'une haine aveugle, mais plutôt de cette nouvelle tendance identitaire, conservatrice et nationaliste, plus intolérante qu'haineuse", a expliqué au quotidien François Deschamps, administrateur d'une page Facebook de soutien aux réfugiés, qui a immédiatement reconnu sa photo de profil relayée dans la presse.

LIRE AUSSI:Attentat de Québec: qui sont les victimes?

"C'est avec douleur et colère que nous apprenons l'identité du terroriste Alexandre Bissonnette, malheureusement connu de plusieurs militants à Québec pour ses prises de positions identitaires, pro-Le Pen et anti-féministes à l'université Laval et sur les réseaux sociaux", peut-on d'ailleurs lire sur la page "Bienvenue aux réfugié.es".


Sur son compte Facebook, Alexandre Bissonnette avait "liké" la page de la présidente du Front national, notent nos confrères du Huffington Post Québec.

"Je l'avais rejeté comme xénophobe. (...) Il était fasciné par un mouvement nationaliste proche du racisme", a confié au Globe and Mail l'un des camarades de fac, qui décrit des idées politiques "à droite, pro-Israël, anti-immigration".

Pour l'heure, le réel mobile qui a poussé le jeune homme à s'en prendre à une mosquée reste à éclaircir. Pour autant, ces éléments offrent un premier éclairage sur les possibles raisons de son passage à l'acte.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.