ALGÉRIE
31/01/2017 14h:23 CET | Actualisé 31/01/2017 14h:23 CET

Les imams appelés à exploiter les réseaux sociaux pour "véhiculer le discours de la mosquée"

Istanbul, Turkey - September 18, 2015: Apple Iphone 6 screen with social media applications of Whatsapp, Facebook, Instagram, Viber, Linkedin, Tango, Perisfind and Snapchat while a male finger is about to touch on Whatsapp app.
HStocks via Getty Images
Istanbul, Turkey - September 18, 2015: Apple Iphone 6 screen with social media applications of Whatsapp, Facebook, Instagram, Viber, Linkedin, Tango, Perisfind and Snapchat while a male finger is about to touch on Whatsapp app.

Les imams sont appelés à exploiter les réseaux sociaux pour véhiculer le discours de la mosquée et communiquer avec les jeunes afin de les protéger des "influences négatives", a indiqué mardi le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa, au deuxième jour de sa visite de travail dans la wilaya de M’Sila.

Dans une déclaration à l’APS, en marge de l’inauguration d’un centre culturel islamique implanté au chef-lieu de wilaya, le ministre a estimé que l’ouverture par les imams de comptes sur les différents réseaux sociaux leur permettrait de "consolider le lien avec les jeunes, transmettre les messages de la mosquée conformément aux références religieuses nationales et de lutter contre le phénomène sectaire".

L’ouverture de comptes sur les réseaux sociaux par les 42.000 imams activant à travers les différentes mosquées du pays permettra de constituer un "important outil de pression" revendiquant l’élimination de tout ce qui porte atteinte à l’Islam et à ses référents religieux, a souligné le ministre, saluant la vigilance des services de sécurité qui, a-t-il dit, luttent contre ce phénomène tout en respectant la liberté d’expression.

Selon Mohamed Aissa, toutes les institutions de l’Etat demeurent mobilisées pour protéger le référent religieux national, tout en garantissant les principes constitutionnels consacrant la liberté de conscience et de religion et d'exercice des cultes autres que musulman qui traduit le profond respect de l'Algérie pour toutes les religions révélées.

"L’Etat veille pour que ces droits consacrés par la Constitution soient appliqués dans les règles, pour ne pas semer la pagaille", a indiqué le ministre d’autant, a-t-il ajouté, que certaines sectes n’hésitent pas à opérer en dehors du cadre du Droit public.

M.Aissa a également affirmé que l’Etat intervient dans ce genre de situation pour "protéger sa sécurité, son intégrité et sa stabilité".

Le ministre avait auparavant inauguré le nouveau centre culturel islamique d’une superficie de 1.600 m2, disposant de salles d’expositions audiovisuelles, de lecture et d’activités ainsi qu’un laboratoire de photographie et dont la réalisation a nécessité un investissement de 82 millions DA.

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