MAROC
26/01/2017 13h:02 CET | Actualisé 27/01/2017 05h:50 CET

Egypte: Un enthousiasme mêlé de crainte avant de rencontrer le Maroc

A man reads the headlines of local newspapers in Cairo June 3, 2012, a day after former leader Hosni Mubarak was handed a life prison sentence. Egyptian pro-democracy campaigners called for a new uprising on Sunday, enraged that a court had spared Mubarak his life over the killing of protesters during the street revolt that ended his three-decade rule. REUTERS/Ammar Awad (EGYPT - Tags: POLITICS CIVIL UNREST)
Ammar Awad / Reuters
A man reads the headlines of local newspapers in Cairo June 3, 2012, a day after former leader Hosni Mubarak was handed a life prison sentence. Egyptian pro-democracy campaigners called for a new uprising on Sunday, enraged that a court had spared Mubarak his life over the killing of protesters during the street revolt that ended his three-decade rule. REUTERS/Ammar Awad (EGYPT - Tags: POLITICS CIVIL UNREST)

FOOTBALL – Alors que les probabilités d’un Maroc-Ghana en quart de finale étaient plus grandes, au vu du ballotage favorable des Blacks Stars, l’Egypte a surpris son monde en remportant la finale du groupe D. Premiers, les Pharaons affronteront donc les Lions de l’Atlas pour la première étape de ce deuxième tour.

Hector Cuper, sélectionneur de l’équipe nationale égyptienne a donné le ton en conférence de presse assurant que le match contre les Lions de l’Atlas «ne serait pas une partie de plaisir», mais que les joueurs «donneront tout» pour le gagner. Le lendemain, la presse a commencé la guerre psychologique.

L’éditorialiste sportif d’Al Ahram s’enflamme déjà, indiquant que l’équipe marocaine "est loin de présenter des signes de stabilité", arguant que la défaite contre la RDC en match d’ouverture ainsi que le but encaissé en début de match contre le Togo montraient la "fébrilité de la défense marocaine". Son confrère d’Al Goumhouria est par contre bien plus raisonné. Il rappelle que, dans leur histoire, les deux sélections se sont rencontrées 25 fois, et que les Pharaons n’ont triomphé que 2 fois, la dernière victoire remontant à 1986 (1-0).

Mustapha Hadji, l’éternel cauchemar égyptien

Dans un micro-trottoir réalisé par la chaîne Al Masryia, les interviewés, pour la plupart attablés à la terrasse, le narguillé au bec, croient en la capacité de leur équipe à battre le Maroc. Se gargarisant des exploits de leur star Mohamed Salah (AS Rome), auteur d’un coup franc magistral et victorieux contre le Ghana, ou encore de leur pépite Mohamed El Neny (Arsenal FC), qui dicte le tempo de l’équipe au milieu de terrain.

L’un d’entre eux a, par contre, expliqué son optimisme par "l’absence de Mustapha Hadji de la feuille de match", déclenchant l’hilarité générale. Mais peut-être oublie-t-il que l’ancien international, certes à la retraite, est un éminent membre du staff des Lions de l’Atlas…

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