TUNISIE
24/01/2017 13h:45 CET | Actualisé 24/01/2017 13h:46 CET

Tunisie: Les réactions fusent après le dérapage d'une députée de Nida Tounes contre les juifs

A Jewish worshipper lights an oil lamp during a pilgrimage to the El Ghriba synagogue in Djerba April 28, 2013.  Africa's oldest synagogue is playing host to that rarity in the Arab world - a religious gathering of hundreds of Jews drawn from Europe and Israel. Guarded by armed Tunisian police, Jewish revellers chant and dance in a three-day pilgrimage to the El Ghriba synagogue at an island resort 500 km south of Tunis.  REUTERS/Anis Mili (TUNISIA - Tags: RELIGION)
Anis Mili / Reuters
A Jewish worshipper lights an oil lamp during a pilgrimage to the El Ghriba synagogue in Djerba April 28, 2013. Africa's oldest synagogue is playing host to that rarity in the Arab world - a religious gathering of hundreds of Jews drawn from Europe and Israel. Guarded by armed Tunisian police, Jewish revellers chant and dance in a three-day pilgrimage to the El Ghriba synagogue at an island resort 500 km south of Tunis. REUTERS/Anis Mili (TUNISIA - Tags: RELIGION)

"Les juifs, que vous en soyez préservés", c'est le dérapage du jour d'une députée de Nidaa Tounes, Asma Aboulhana, lors de la discussion des terres propriété des juifs tunisiens et ce dans le cadre de la lecture du texte du décret loi n°64-3 du 20 février 1964, relatif à l'immatriculation foncière obligatoire. Une expression qui a agacé le vice président de l'ARP qui lui a répondu en lui signalant que les juifs sont des Tunisiens à respecter, selon le correspondant de Mosaïque Fm à l'ARP.

La députée s'est rétractée par la suite, exprimant des excuses pour ce qu'elle nomme "une erreur". "En tant que députée du peuple, j'acte ce qui est consacré dans la Constitution, en l'occurrence le respect des religions et du pluralisme confessionnel", a-t-elle ajouté sur les ondes de Mosaïque Fm.

Suite à cette diatribe contre les juifs, les réactions indignées ont succédé. Outre l'association de soutien aux minorités qui a condamné les propos de la députée mettant "l'accent sur la gravité de la banalisation de ce genre de propos qui sont d'autant plus lourds quand il s'agit d'une représentante du peuple qui se doit d'être un exemple. L'ATSM insiste pour qu'elle s'excuse ouvertement et retire ces propos".

Pour la députée de Afek Tounes, Hajer Ben Cheikh Ahmed, "C'est scandaleux d'utiliser ce terme pour désigner des Tunisiens comme nous". d

Pour l'intellectuel Mounir Charfi, cette expression "est contraire à la Constitution, à la liberté, aux droits humains et à la morale".

Idem pour Raja Ben Slama: "Je demande qu'on fasse une formation sur la culture des droits humains pour les députés. Je demande que ces derniers soient des références pour les politiciens".

D'autres ont réagi sur les réseaux sociaux pour exprimer leur indignation:

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