MAROC
20/01/2017 09h:43 CET

Les prix à la consommation grimpent depuis 2008

Two women peruse the fridge shelves as farmers stick stickers on consummer goods reading in French 'Made with milk sold at loss. Farmers strangled. Savencia fattened' as part of a prices and origins checking operation on meats and dairy products in a supermarket on August 18, 2015 in Luc-la-Primaube near Rodez. AFP PHOTO / PASCAL PAVANI        (Photo credit should read PASCAL PAVANI/AFP/Getty Images)
Flickr/ Evgeni Zotov
Two women peruse the fridge shelves as farmers stick stickers on consummer goods reading in French 'Made with milk sold at loss. Farmers strangled. Savencia fattened' as part of a prices and origins checking operation on meats and dairy products in a supermarket on August 18, 2015 in Luc-la-Primaube near Rodez. AFP PHOTO / PASCAL PAVANI (Photo credit should read PASCAL PAVANI/AFP/Getty Images)

CONSOMMATION - Avec les politiques de libéralisation et de décompensation des produits de première nécessité, la question du pouvoir d’achat des ménages se pose de plus en plus. Après la hausse enregistrée en 2015, l’indice des prix annuel moyen de l’année qui vient de s’écouler a enregistré une augmentation de 1,6% par rapport à l’année 2015. La hausse a concerné aussi bien les produits alimentaires dont l’indice a augmenté de 2,7% que les produits non alimentaires dont l’indice a progressé de 0,7%. Sur cette base, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 1,3% au cours de l’année 2016 par rapport à l’année 2015.

Entre 2008 et 2016, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 10,1%, soit une moyenne annuelle d’environ 1,2%. Sur à peu près la même période, 2008-2015 (les comptes nationaux de 2016 n’étant pas encore arrêtés), le PIB réel a, lui, crû de 31,5%, soit une moyenne annuelle de l’ordre de 4%. Une cadence jugée «déséquilibrée» par le Haut commissariat au Plan.

Al-Hoceima accuse les plus fortes hausses

A fin 2016 néanmoins, l’on enregistre quelques baisses des produits alimentaires. Elles concernent principalement les fruits avec (-4,9%), les légumes (-1,6%) et le trio «café, thé et cacao » (-0,1%). Une donnée compréhensible au vu de l’intervention salvatrice de l’Etat lors de la dernière campagne agricole. En revanche, les prix ont augmenté de 1,5% pour les huiles et graisses, de 0,8% pour le lait, fromage et œufs, de 0,7% pour les poissons et fruits de mer et de 0,3% pour les viandes.

Les hausses les plus importantes de l’IPC annuel ont été enregistrées à Al-Hoceima avec 2,3%, à Settat avec 2,1%, à Beni-Mellal avec 2,0%, à Agadir, Dakhla, Meknès et Rabat avec 1,9% et à Tanger avec 1,8% ; et les moins importantes à Oujda et Safi avec 1,0%, à Laâyoune et Kénitra avec 1,2%, à Guelmim avec 1,3% et à Casablanca avec 1,4%.

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