MAROC
18/01/2017 09h:14 CET | Actualisé 18/01/2017 09h:14 CET

Le HCP prévoit "une maîtrise du déficit budgétaire à un niveau jugé tolérable" en 2017

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BUDGET – A l'image des organismes financiers et des agences de notation internationales, le Haut commissariat au plan (HCP) a révélé hier soir ses prévisions pour l'année 2017. A savoir une reprise de l'activité économique tablant sur 3,6% de croissance, qui devrait également bénéficier au budget de l’état, dont le déficit représentait 4% du Produit intérieur brut (PIB) en 2016.

Avec la libéralisation et la décompensation de plusieurs produits de première nécessité, les finances publiques devraient continuer de poursuivre "le processus de rationalisation des dépenses budgétaires et du renforcement de la collecte des recettes, notamment fiscales, maitrisant ainsi le déficit budgétaire à un niveau jugé tolérable", comme l’indique le rapport du HCP. Le déficit budgétaire devrait s’élever à 3,5% du PIB.

Pour combler ce déficit, l’Etat ferait recours à l’emprunt, ce qui devrait ramener le taux d’endettement du Trésor à près de 64% du PIB. La dette publique globale connaitrait une tendance baissière par rapport au PIB pour se stabiliser à 80,5% au lieu de 81,8% pour 2016.

Le crédit bancaire devrait augmenter

En prenant en considération les perspectives de croissance économique en 2017 et la hausse modérée des prix, la masse monétaire devrait s’accroitre de près de 5,7%. Les réserves internationales nettes assureraient le recouvrement d’environ 6,7 mois d’importations de biens et services. Dans ces conditions, le crédit bancaire devrait augmenter de 4,6% en 2017 au lieu de 4% en 2016.

Globalement, avec un accroissement de 5,8% du PIB aux prix courants en 2017 et une progression de 4,9% de la consommation finale nationale, le taux d’épargne intérieure connaitrait une légère amélioration, passant de 21,8% du PIB en 2016 à 22,5% en 2017. Les revenus nets en provenance du reste du monde, en hausse de 4,4%, devraient se maintenir à 6,3% du PIB. De ce fait, l’épargne nationale devrait représenter 28,7% du PIB en 2017 au lieu de 28,1% en 2016. Elle resterait, toutefois, inférieure à l’investissement brut représentant 32,2% du PIB en 2017. Le besoin de financement de l’économie devrait se situer, en conséquence, à 3,4% du PIB, mais en allégement par rapport aux 3,8% estimés pour 2016.

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