MAROC
10/01/2017 06h:25 CET | Actualisé 10/01/2017 12h:30 CET

Maroc: L'Union européenne lance un programme d'assistance technique pour l'éducation nationale

Schoolchildren listen to a teacher as they study during a class in the Oudaya primary school in Rabat, September 15, 2015, at the start of the new school year in Morocco. Nearly three years after Taliban gunmen shot Pakistani schoolgirl Malala Yousafzai, the teenage activist last week urged world leaders gathered in New York to help millions more children go to school. World Teachers' Day falls on 5 October, a Unesco initiative highlighting the work of educators struggling to teach children amid
Youssef Boudlal / Reuters
Schoolchildren listen to a teacher as they study during a class in the Oudaya primary school in Rabat, September 15, 2015, at the start of the new school year in Morocco. Nearly three years after Taliban gunmen shot Pakistani schoolgirl Malala Yousafzai, the teenage activist last week urged world leaders gathered in New York to help millions more children go to school. World Teachers' Day falls on 5 October, a Unesco initiative highlighting the work of educators struggling to teach children amid

EDUCATION - L’Union européenne (UE) vient de lancer son appel d’offres pour son programme d’assistance technique de soutien à la réforme de l’éducation nationale intitulé "Education II".

Ce programme, qui débutera le 16 février 2017, prévoit une enveloppe de près de 3 millions d’euros et est destiné à "accroitre les capacités du ministère de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle, à travers diverses études ainsi que des opérations de communication", selon un communiqué diffusé sur le journal officiel de l’Union européenne.

Dans un contexte de contraction des budgets européens destinés à la promotion de la politique de voisinage, ce programme d’assistance intervient alors que le Maroc s'est engagé dans un chantier de vaste réforme de son système d’enseignement, confié au Conseil supérieur de l’éducation, de la formation, et de la recherche scientifique (CSEFRS), présidé par Omar Azzimane, conseiller du roi Mohammed VI.

Depuis plusieurs années, l’enseignement au Maroc est au centre d’un débat qui oppose partisans d’une plus forte libéralisation du secteur afin d’y injecter plus de financement privé et promoteurs d’un modèle généraliste public Jacobin et centralisé.

En décembre dernier, une polémique avait clivé l’opinion suite aux rumeurs faisant état du passage de l’enseignement public gratuit à un modèle payant. Un communiqué du CSEFRS avait alors clarifié la position du conseil en affirmant que la "vision a recommandé (…) de garantir la gratuité de l’enseignement obligatoire en tant que devoir de l’Etat, au niveau du préscolaire, du primaire et du collège, de ne priver personne de la possibilité de poursuivre ses études après l’enseignement obligatoire pour des raisons financières, s’il dispose des compétences et acquis requis".

LIRE AUSSI: