MAROC
03/01/2017 12h:03 CET | Actualisé 03/01/2017 12h:12 CET

Gouvernement: Réunion décisive du secrétariat général du PJD

Abdelilah Benkirane, secretary-general of Morocco's Islamist Justice and Development Party (PJD) speaks during a new conference at the party's headquarters in Rabat, Morocco early October 8, 2016. REUTERS/Youssef Boudlal     TPX IMAGES OF THE DAY
Youssef Boudlal / Reuters
Abdelilah Benkirane, secretary-general of Morocco's Islamist Justice and Development Party (PJD) speaks during a new conference at the party's headquarters in Rabat, Morocco early October 8, 2016. REUTERS/Youssef Boudlal TPX IMAGES OF THE DAY

GOUVERNEMENT - Ce mardi 3 décembre en fin d'après-midi, le secrétariat général du Parti de la justice et du développement (PJD) tiendra une rencontre afin de prendre une décision définitive quant à la participation, ou non, de l'Istiqlal au prochain gouvernement.

S'il est désormais quasi-certain que l'Istiqlal ne fera pas partie de l'Exécutif, Abdelilah Benkirane semble n'avoir pas pour autant abandonné l'idée d'impliquer l'Istiqlal dans le travail gouvernemental, et pense à une formule où il sera question d'offrir des postes ministériels à des technocrates de l'Istiqlal, rapporte le site d'information Alaoual.com.

L'Istiqlal ayant annoncé qu'il soutiendra le gouvernement, qu'il en fasse ou pas partie, la participation de technocrates du parti de la balance - dont le nombre reste à définir - permettrait de sécuriser cette promesse. D'autant que le congrès ordinaire du parti, prévu en mars 2017, pourrait amener au départ de Hamid Chabat et à un revirement de la position de l'Istiqlal qui pourrait, le cas échéant, rejoindre l'opposition.

Néanmoins, le choix même des figures technocratiques qui pourraient éventuellement faire partie du gouvernement risque de constituer un sujet de désaccord, au moment où l'Istiqlal est scindé en deux camps, l'un proche de Hamid Chabat, l'autre revendiquant la démission de l'actuel secrétaire général. La formule la plus adéquate serait de choisir des figures des deux camps.

Une majorité à 4 ou à 5 partis?

L'autre question en suspens concerne la composition même de la majorité. La majorité sortante, composée du PJD, du RNI, du PPS et du MP sera-t-elle reconduite, ou le MP sera-t-il remplacé par l'USFP? Jusqu'à présent, il semblerait que le PJD opte pour la participation du Mouvement populaire, sans être insensible à la volonté de l'USFP de participer au gouvernement, qui conduirait à l'isolement du Parti authenticité et modernité (PAM) dans l'opposition.

Quid de l'Union constitutionnelle (UC)? Le parti dirigé par Mohamed Sajid a lié son sort à celui du RNI. Aziz Akhannouch négociera-t-il la participation du RNI ainsi que celle de l'UC, ou se contentera-t-il du maintien de l'alliance RNI-UC au parlement, sans pour autant chercher à offrir des portefeuilles ministériels à son allié? A priori, la seconde hypothèse est à écarter, mais des interrogations persistent quant à la formule d'entrée au gouvernement du RNI et de l'UC.

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