MAROC
03/01/2017 07h:11 CET | Actualisé 03/01/2017 07h:13 CET

"Histoire de bêtes", la marque française qui vend des peluches en fourrure animale fait polémique

"Histoire de bêtes", la marque française qui vend des peluches en fourrure animale fait polémique
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"Histoire de bêtes", la marque française qui vend des peluches en fourrure animale fait polémique

ANIMAUX - Une petite boule de poils, au sens propre du terme. "Histoires de bêtes" propose des peluches fabriquées à partir de fourrure et de cuir animal, pour leur donner "un supplément d'âme et de douceur".

Repérée par le site Konbini, "Histoires de bête" vend des "baby ourson", "baby bunny" et "baby teddy" en fourrure avec des finitions comme un nez en cuir ou des yeux en agneau cousu, dont les prix affichés sur le site sont de 860, 900 ou 1.800€. Ainsi que des cœurs en fourrure à accrocher à son sac à main à 180€. Si cette marque existe en tant que telle depuis 2014, l'activité de confection de peluches en fourrure a elle été lancée dans les années 80 par la fondatrice.

Our iconic RABBIT 🐰 the first one made 30 years ago. #rabbit #peluche #histoiresdebetes #madeinfrance🇫🇷 #metiersdart

Une photo publiée par Histoires de bêtes (@histoiresdebetes) le

Sur son site, la marque assume entièrement l'utilisation de matières animales plutôt que synthétiques. "Pour tous ceux qui sont contre la fourrure, le cuir, même la laine et préfèrent se tourner vers des matières synthétiques, nous comprenons leur point de vue. Néanmoins nous ne sommes pas d'accord. L'industrie pétrochimique et notre attachement aux matières fossiles n'ont toujours pas résolu ces sujets. Nous croyons aux matières naturelles, aux petites productions locales, moins d'objet avec plus de sens", écrit-elle.

Une justification qui ne convainc pas le site "Mr mondialisation", qui souligne: "On peine à croire qu'une entreprise qui a fait de la mort son fonds de commerce diffère grandement des autres, quand bien même elle se fournirait localement. Les images qui existent en la matière font froid dans le dos tellement la souffrance y est banalisée au prétexte de l'excuse éternelle de l'élevage." Faisant ainsi référence aux récentes vidéos publiées par l'association L214 sur des abattoirs français.

Le site Neoplanète appelle lui au boycott.

La page Facebook de "Mode sans Fourrure", une campagne de l'association Animalter, dénonce elle aussi la "banalisation de la cruauté": "Lapin, vison, ragondin, tout y passe. Les enfants vomiraient s'ils savaient que leur doudou est un cadavre. La banalisation de la cruauté est insupportable. Ces personnes ont besoin d'un électrochoc!", est-il écrit dans un post partagé plus de 3.000 fois.

Sur son site, "Mode sans fourrure" rappelle qu'en 2015, 150 millions d'animaux ont été tués pour la mode.

Une pétition sur "Mes Opinions" a été lancée le 21 décembre, à l'attention de la Présidente d'Histoires de Bêtes. "À l'heure où notre société s'enquiert de plus en plus du bien-être animal , pouvons-nous tous et toutes laisser une telle entreprise torturer des animaux pour le "bien-être" de bambins à parents fortunés?", s'interroge l'auteure de cette pétition qui a pour l'instant recueilli près de 800 signatures.

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