MAROC
30/12/2016 07h:20 CET | Actualisé 30/12/2016 07h:20 CET

Hamid Chabat désavoué par une quarantaine de membres de l'Istiqlal

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VIE PARTISANE - Hamid Chabat, dos au mur. À un jour du Conseil national du parti, une pétition signée par une quarantaine de personnalités de l'Istiqlal demande le départ de Hamid Chabat, jugé "incapable de poursuivre sa responsabilité à la tête du secrétariat général du parti".

La pétition est signée par deux ex-secrétaires généraux du parti, M’hamed Boucetta et Abbas El Fassi en l'occurrence, ainsi que par une quarantaine d’anciens et actuels membres du secrétariat exécutif et d’autres responsables de l'Istiqlal, dont M’hamed El Khalifa, Abdelkrim Ghellab, Mohamed Saâd Alami, Taoufik Hjira, Yasmina Baddou, Karim Ghellab, Abdelkebir Zahoud, Abdellatif Maazouz, Rachid Filali, Abdeslam Mesbahi, Mustpaha Heikar, Omar Hjira et Latefa Bennani Smiress,

Qualifiant d'"irresponsables" les déclarations de Hamid Chabat au sujet de la république islamique de Mauritanie, celles-ci "ont un caractère personnel dont il assume seul la responsabilité, n’engagent nullement le parti et n’ont aucune relation avec ses orientations et ses principes", lit-on dans la pétition.

Les signataires de la pétition estiment que les déclaration du secrétaire général de l'Istiqlal "ont provoqué une crise qui aurait anéanti les efforts déployés par le Maroc et la Mauritanie à travers leur histoire pour que règne l’esprit de fraternité sincère et pour bâtir l’avenir des deux pays".

Une auto-critique

Les sorties du secrétaire général de l'Istiqlal ont constitué un déclic, et "nous obligent, aujourd’hui, en tant qu’istiqlaliens, à faire une auto-critique, de façon publique et franche, pour remettre les choses à leur place et permettre au parti de retrouver le droit chemin en s’inspirant de son héritage historique et militant, par l’ouverture du dossier des agissements de M. Chabat depuis sa prise de fonctions à la tête du secrétariat général du parti à ce jour, et qui ont été marqués malheureusement par la versatilité dans les positions politiques, l’affaiblissement des structures organisationnelles et la mauvaise gestion des élections ayant été sanctionnée par de mauvais résultats qui ont fait perdre au parti sa position, ses villes et ses circonscriptions", poursuit la pétition.

"Nous avons veillé, durant les quatre dernières années, à maintenir et à préserver l’unité du parti, en espérant que le secrétaire général revienne sur ses agissements et assume ses responsabilités pour faire une autocritique et imprimer une dynamique nouvelle au parti, mais rien de cela n’est arrivé", déplorent les signataires de la pétition.

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