ALGÉRIE
29/12/2016 12h:15 CET

Le passage "dématérialisé" de Mme Houda-Imane Feraoun au MPTIC

Algerian Communications Minister, Houda-Imane Feraoun, attends a parliamentary session to adopt a package of constitutional reforms on February 7, 2016, in the capital Algiers. Algeria's parliament adopted the constitutional reforms that authorities say will strengthen democracy, but opponents doubt it will bring real change.The reforms are meant to address longstanding public grievances in the North African nation, and possibly to prepare for a smooth transition amid concerns over the health of
FAROUK BATICHE via Getty Images
Algerian Communications Minister, Houda-Imane Feraoun, attends a parliamentary session to adopt a package of constitutional reforms on February 7, 2016, in the capital Algiers. Algeria's parliament adopted the constitutional reforms that authorities say will strengthen democracy, but opponents doubt it will bring real change.The reforms are meant to address longstanding public grievances in the North African nation, and possibly to prepare for a smooth transition amid concerns over the health of

En cette fin d’année 2016, Mme Houda-Imane Feraoun bouclera ses 19 mois à la tête du Ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication (MPTIC).

Il est alors venu le temps d’un premier bilan de sa politique de numérisation du pays. Est-elle parvenue à doter l’Algérie d’un modèle de gouvernance du numérique pour faire face aux enjeux multidimensionnels de la révolution mondiale des nouvelles technologies ? D’évidence, pas encore ! Le déploiement du LTE (4G) ne peut traduire à lui seul le "Boom numérique" espéré par les experts, les entreprises, et les usagers des TIC.

La 4G est uniquement un support de transmission, très rapide, des données. Il est donc temps d’élargir le champ d’action des technologies du numérique au-delà des supports de transmission filaires ou hertziens et des opérateurs des télécommunications. La locataire du MPTIC a de grands chantiers devant elle.

Il s’agit principalement d’ouvrir des dossiers importants qui concernent l’adaptation réglementaire des télécommunications aux technologies du numérique. Ces dossiers concernent aussi : la lutte contre la criminalité numérique, l’instauration du statut de fournisseur des contenus numériques, la création d’un cadre juridique aux données des usagers, l’instauration d’une solution de paiement électronique propriétaire sécurisée par une certification électronique "made in bladi", la recherche des solutions au problème du manque des sources de financement destinées aux entrepreneurs numériques et la création d’un environnement économique capable de renforcer le partenariat avec les pays étrangers dans le domaine du numérique.

Autrement dit, il est impératif de rapprocher la réglementation afin de faciliter la création des voies communicantes entre les gisements des finances du pays et le secteur du numérique. Ouvrir un débat national sur les questions de la protection des données personnelles numérisées, du filtrage web dans les entreprises et de la sécurité numérique contribuera énormément à amorcer une politique de soutien au développement des projets numériques dans le pays. Des chantiers et un débat nécessaire pour rattraper le retard enregistré dans la transformation numérique des administrations et des entreprises du pays. Reste à espérer qu’en 2017, le numérique deviendra un outil du développement économique. Bonne Année.

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