MAROC
21/12/2016 06h:00 CET | Actualisé 21/12/2016 06h:00 CET

Mohammed Hassad tait les rumeurs sur la tenue d'élections anticipées

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GOUVERNEMENT - Face aux rumeurs qui font état de directives données aux agents d'autorité pour se préparer à la tenue d'élections anticipées, le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad a tenu a apporter une réponse.

"Nous sommes réceptifs aux critiques. Vous êtes libres de dire ce que vous voulez de nous, nous vous donnons rendez-vous en 2021 pour le prochain scrutin législatif". C'est par cette phrase d'apparence anodine que Mohamed Hassad a désamorcé les rumeurs autour de l'organisation, prochainement, d'élections législatives anticipées.

Hassad, qui s’exprimait à l’ouverture de l’assemblée générale de l’Association marocaine des présidents des communes, a ainsi rassuré les élus en affirmant que cette législature se poursuivra, en principe, jusqu’à son terme.

Négociations bloquées

Les négociations pour la formation du gouvernement étant à l'arrêt, l'option de la tenue d'élections législatives anticipées revient régulièrement. En effet, au cas où Abdelilah Benkirane ne parviendrait pas à former sa majorité, l'option préférentielle serait celle de la convocation de législatives anticipées.

Dans ce sens, des partis politiques, notamment le Parti de la justice et du développement (PJD) et Rassemblement national des indépendants (RNI), se sont investis dans une campagne de communication visant à promouvoir l'inscription sur les listes électorales.

Les prétextes invoqués par les partis politiques sont quasiment similaires: "conscientisation du corps électoral" pour le RNI, "volonté de promouvoir la participation politique" pour le PJD. Mais dans un contexte de blocage politique, ces appels ont pris une signification différente. Alors que la possibilité de la dissolution de la Chambre des représentants et de la tenue d'élections anticipées n'est pas exclue, nombre d'observateurs de la scène politique y ont vu un signal.

Une "guerre psychologique" entre le PJD et le RNI?

Pour un parlementaire d'un parti de la majorité en cours de formation, contacté par le HuffPost Maroc, il ne s'agit ni plus ni moins d'une guerre psychologique entre le PJD et le RNI.

"Ces appels à l'inscription sur les listes électorales visent en premier lieu à montrer à l'adversaire qu'il n'y aura pas de compromis, et qu'il vaut mieux se préparer à de nouvelles élections", estime notre interlocuteur, qui ajoute que "de toute façon, si des élections anticipées se tiennent, le ministère de l'Intérieur prolongera probablement les délais d'inscription sur les listes électorales".

Pour une autre source parlementaire que nous avons contactée, "il est peu plausible que de nouvelles élections se tiennent, vu le coût faramineux que cela occasionnera".

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