MAROC
19/12/2016 11h:57 CET

Plus d'un jeune Africain sur deux estime que son gouvernement ne lutte pas assez contre le changement climatique

A view of the Makoko fishing community is seen from top of a floating school on the Lagos Lagoon, Nigeria February 29, 2016. In Makoko, a sprawling slum of Nigeria's megacity Lagos, a floating school capable of holding up to a hundred pupils has since November brought free education to the waterways known as the Venice of Lagos. It offers the chance of social mobility for youngsters who, like most of the city's 21 million inhabitants, lack a reliable electricity and water supply and whose water-
Akintunde Akinleye / Reuters
A view of the Makoko fishing community is seen from top of a floating school on the Lagos Lagoon, Nigeria February 29, 2016. In Makoko, a sprawling slum of Nigeria's megacity Lagos, a floating school capable of holding up to a hundred pupils has since November brought free education to the waterways known as the Venice of Lagos. It offers the chance of social mobility for youngsters who, like most of the city's 21 million inhabitants, lack a reliable electricity and water supply and whose water-

ENVIRONNEMENT - S'il y a une promesse que le Maroc a tenu lors de la COP22, c'est bien celle de braquer les projecteurs sur l'Afrique, continent qui paie le plus le prix du réchauffement climatique. Et les jeunes Africains en sont conscients.

Selon une étude menée par le comité de pilotage de la COP22 pendant la durée de l'événement, qui s'est tenu du 7 au 16 novembre à Marrakech, huit jeunes Africains sur dix considèrent que les changements climatiques ont un impact négatif sur leur vie, et 50% se disent "très préoccupés" par cette problématique.

L'enquête, réalisée auprès de 1.156 "millenials" (la génération qui regroupe les personnes nées entre le début des années 80 et le milieu des années 90) dans une vingtaine de pays africains révèle également que plus de la moitié d'entre eux (53%) estiment que leur gouvernement ne lutte pas assez contre les changements climatiques.

Or, pour 76% des jeunes sondés, ce sont les gouvernements qui doivent en premier lieu agir contre le réchauffement climatique, même si d'autres acteurs comme l'Union africaine (pour 75% d’entre eux) et plus généralement des organisations internationales (73%) pourraient également agir.

Les acteurs privés et les ONG sont également citées comme des alternatives aux gouvernements pour mieux lutter contre les conséquences néfastes du climat.

Des initiatives à mettre en oeuvre

Les pluies imprévisibles, la multiplication des maladies des cultures et du bétail, la désertification et les incendies de forêts sont les principaux effets du changement climatique évoqués par les "millenials", qui veulent, pour plus des deux tiers, être des acteurs de la lutte contre le réchauffement planétaire, selon l'étude.

L'action en faveur du climat passe, pour la majorité des sondés (69%), par le tri des déchets, mais également par un plus grand recyclage (65%) et par l'usage réduit des emballages plastiques (64%).

Enfin, à la question de savoir quelles initiatives ils souhaiteraient mettre en oeuvre en Afrique, les jeunes interrogés estiment que l'accès à l'eau est primordial, de même que l'utilisation d'énergies renouvelables comme principales sources d'énergie.

L'Afrique, qui n'émet que 4% des gaz à effets de serre, paie le "lourd tribut" du réchauffement climatique et demeure le continent "le plus pénalisé", avait rappelé le roi Mohammed VI lors du Sommet africain de l'action, organisé le 16 novembre dernier à Marrakech en marge de la COP22.

La conférence sur le climat avait ainsi permis au Maroc de mettre en avant l'initiative Adaptation de l'agriculture africaine (AAA, ou Triple A), qui regroupe 27 pays et vise à aider les agriculteurs africains à faire face aux aléas climatiques à travers une meilleure gestion des sols, de l'eau et des risques.

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