ALGÉRIE
18/12/2016 06h:28 CET | Actualisé 18/12/2016 06h:33 CET

Amnesty International appelle à adopter des lois algériennes sur l'immigration

African migrants are seen at their temporary accommodation in Ghat, southwest Libya near the border with Algeria May 29, 2014. Many migrants search for work in Ghat to save money to pay for their onward journey. Libya's southwestern tip in the Sahara bordering Algeria and Niger has turned into an open door for illegal migrants from sub-Saharan countries heading for Europe, with the chaotic government in Tripoli appearing to have abandoned all control. The revolt that overthrew Libyan leader Muam
Ahmed Jadallah / Reuters
African migrants are seen at their temporary accommodation in Ghat, southwest Libya near the border with Algeria May 29, 2014. Many migrants search for work in Ghat to save money to pay for their onward journey. Libya's southwestern tip in the Sahara bordering Algeria and Niger has turned into an open door for illegal migrants from sub-Saharan countries heading for Europe, with the chaotic government in Tripoli appearing to have abandoned all control. The revolt that overthrew Libyan leader Muam

Amnesty International (AI) affirme que les violations subies par les migrants en Algérie se poursuivent et appelle à adopter les lois algériennes sur l'immigration.

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, AI affirme que depuis "le début du mois de décembre, de graves abus à l’encontre de centaines de migrants subsahariens ont été enregistrés". Ces abus, explique l'ONG, sont dus en grande partie à la pénalisation de l'Immigration irrégulière. Une pénalisation, explique-t-on de même source, "qui engendre le non-droit".

Selon AI, les articles 42 et 44 de la loi 08-11 du 25 juin 2008 relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie (loi sur les étrangers) pénalisent l’entrée, le séjour et la sortie irrégulières du territoire algérien.

Quant à l'article 46 de la même loi, il punit de prison toute personne qui aiderait des migrants en situation irrégulière.

selon AI, "des personnes à Tamanrasset qui ont ouvert leurs maisons à des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile se seraient vues menacées par la police". Cette pénalisation laisse, selon le même communiqué, "les migrants extrêmement vulnérables aux violations de leurs droits" en raison la menace qui pèserait sur quiconque signalerait les abus.

D'où l'appel, d'Amnesty International au gouvernement algérien l'exhortant à abroger purement et simplement ces articles de la loi sur les étrangers sans attendre. Amnesty International demande, dans le même sillage, aux autorités algériennes "d’adopter le projet de loi sur le droit d’asile, qui se fait attendre depuis cinq ans."

Amnesty International appelle aussi, à "lever immédiatement le blocus sur les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile à Tamanrasset et à ouvrir une enquête prompte et impartiale sur ces expulsions arbitraires et les allégations de mauvais traitements".

Pour rappel, le ministère des Affaires étrangères avait indiqué hier, que le rapatriement des migrants s'était fait dans le stricte respect des droits humains des personnes.

Le secrétaire général du Rassemblement National Démocratique (RND) et néanmoins chef de cabinet du président de la République, avait indique hier aussi, que "l'Algérie était en droit de prendre des dispositions pour faire face au phénomène de migrants en situation irrégulière".

LIRE AUSSI: Le rapatriement des migrants africains s'est fait dans "le respect des droits humains" , selon le ministère des Affaires Etrangères

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