TUNISIE
15/12/2016 04h:35 CET

Le Collectif de défense de Chokri Belaïd porte plainte contre l'ancien juge d'instruction Béchir Akremi

Tunisian lawyer and human rights activist Chokri Belaid speaks as he attends a meeting along with other lawyers in Tunis on December 29, 2010  to express their solidarity with the residents of Sidi Bouzid following days of rioting in Tunisia by mostly jobless and frustrated young people protesting violently against the government has exposed the crippling unemployment problem in the north African country.Unrest has gripped the central Sidi Bouzid region since the attempted suicide on December 17 of a 26-year-old university graduate, who was forced to sell fruit and vegetables on the streets to make ends meet. AFP PHOTO FETHI BELAID        (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
Tunisian lawyer and human rights activist Chokri Belaid speaks as he attends a meeting along with other lawyers in Tunis on December 29, 2010 to express their solidarity with the residents of Sidi Bouzid following days of rioting in Tunisia by mostly jobless and frustrated young people protesting violently against the government has exposed the crippling unemployment problem in the north African country.Unrest has gripped the central Sidi Bouzid region since the attempted suicide on December 17 of a 26-year-old university graduate, who was forced to sell fruit and vegetables on the streets to make ends meet. AFP PHOTO FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

Le Collectif de défense de Chokri Belaïd a affirmé, mercredi, avoir déposé un recours administratif et une plainte pénale contre Béchir Akremi, ancien juge d’instruction de la 13e chambre près le Tribunal de première instance de Tunis et actuellement procureur de la République.

Dans un communiqué, le Collectif accuse Akremi de falsifier des décisions relatives à l’affaire Chokri Belaïd, de ne pas alerter à temps les autorités compétentes sur l’information qu’il détient au sujet d’un crime terroriste, conformément à certains articles du code pénal et de la loi relative à la lutte anti-terrorsite et le blanchiment d’argent.

Le Collectif de défense demande au ministère public d’inclure tous les documents et les preuves dans le dossier et de révéler toute la vérité sur l’assassinat de Chokri Belaïd “quels que soient l’influence et le pouvoir du commanditaire de l’assassinat”.

Le Collectif appelle, également, le ministre de la Justice en sa qualité de Chef du ministère public, à ordonner l’engagement de poursuites pénales dans le cadre de cette affaire en raison de la gravité des actes attribués à l’ancien juge d’instruction de la 13e chambre près le Tribunal de première instance de Tunis.

Ali Kalthoum, membre du Collectif de défense avait accusé, le 23 novembre dernier, le ministère de l’intérieur sous la direction de Ali Larayedh et de Lotfi Ben Jeddou de dissimuler des preuves relatives à l’assassinat du martyr Chokri Belaïd.

Avocat de profession et leader de gauche, Chokri Belaïd, secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié, a été assassiné, mercredi 6 février 2013, devant son domicile à Tunis.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.