MAROC
09/12/2016 11h:01 CET | Actualisé 09/12/2016 13h:51 CET

Rapport McLaren: La technique improbable de la Russie pour fausser les contrôles antidopages de ses sportifs

DOPAGE - L'heure du rapport final. Ce vendredi 9 décembre, le juriste canadien Richard McLaren dévoile les conclusions de ses investigations sur le sport russe. Et elles sont accablantes. "De fortes preuves d'un dopage institutionnalisé entre 2011 et 2015" concernant plus de 1000 sportifs russes et plus de 30 sports résument notamment les enquêteurs, comme vous pouvez le voir la déclaration accablante de Richard McLaren ci-dessus:

"Une conspiration institutionnelle a été mise en place pour les sports d'hiver et d'été avec la participation du ministère des Sports et de ses services comme l'agence russe antidopage (...) le laboratoire antidopage de Moscou, aux côtés du FSB (services secrets), afin de manipuler les contrôles antidopage", a expliqué Richard McLaren en conférence de presse.

Les découvertes faites par l'équipe du juriste mêlent professionnalisme et méthodes artisanales. "Du sel et du Nescafé ont ainsi été ajoutés dans les échantillons urinaires" pour fausser les résultats, a-t-il notamment expliqué.

La fraude s'étend à l'ensemble des grandes compétitions

Le premier volet du rapport, divulgué en juillet 2016, avait mis au jour une tricherie spécifique pour les JO-2014 d'hiver, organisés à Sotchi en Russie.

Le rapport final dévoilé vendredi 9 décembre étend la fraude à l'ensemble des grandes compétitions qui ont donc eu lieu durant la période 2011-2015: "Cette manipulations systématique et centralisée des contrôles antidopage a évolué et a été affinée au fur et à mesure de son utilisation, aux jeux Olympiques de Londres en 2012, aux Universiades de 2013, aux championnats du monde d'athlétisme 2013 à Moscou, et aux Jeux d'hiver à Sotchi en 2014", a déclaré McLaren.

Une stratégie d'Etat

"Plus de 1000 athlètes russes participant à des disciplines d'été, d'hiver ou paralympiques ont été impliqués ou ont bénéficié de ces manipulations pour contourner les contrôles positifs", a-t-il développé.

Cette démarche institutionnelle de triche s'inscrivait dans une stratégie d'Etat, notamment pour les jeux Olympiques d'hiver de 2014.

"Cela visait à assurer à la Russie, le pays hôte, qu'il pourrait décrocher le plus de médailles possible en permettant à ses meilleurs sportifs prétendant à une médaille de se doper et, parfois, dans certains cas, y compris pendant les Jeux."

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