TUNISIE
09/12/2016 04h:39 CET

La Tunisie doit relever le défi de la lutte contre le décrochage scolaire estime l'UNICEF

TO GO WITH AFP STORY BY INES BEL AIBA - Tunisian children carry their schoolbags as they are heading to school in the impoverished village of Daouar Slatniya which lies at the bottom of the Mount Mghilla on December 15, 2015 between Kasserine (some 360 kilometres south of Tunis) and the central town of Sidi Bouzid.      AFP PHOTO / FETHI BELAID / AFP / FETHI BELAID        (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
TO GO WITH AFP STORY BY INES BEL AIBA - Tunisian children carry their schoolbags as they are heading to school in the impoverished village of Daouar Slatniya which lies at the bottom of the Mount Mghilla on December 15, 2015 between Kasserine (some 360 kilometres south of Tunis) and the central town of Sidi Bouzid. AFP PHOTO / FETHI BELAID / AFP / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

La lutte contre le décrochage scolaire demeure un défi de taille que la Tunisie doit relever, a souligné, la Représentante de l’UNICEF en Tunisie, Lila Pieters, lors d’une cérémonie tenue, jeudi, au Musée du Bardo, à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de l’UNICEF placé cette année sous le signe de l’espoir.

“Je veux adresser un message d’espoir aux enfants tunisiens et leur dire qu’il ne faut pas abandonner l’école. Vous devez persévérez, a-t-elle lancé, devant un parterre de personnalités éminentes rassemblées à l’occasion de cette cérémonie.

Prenant part à cette cérémonie, le ministre de l’Education, Néji Jelloul a mis l’accent sur la nécessité de rendre l’école aux enfants et leur donner plus de parole et d’espace pour s’exprimer, déclarant que “c’est souvent les adultes qui parlent à la place des enfants”.

“Notre école est plus conçue pour les adultes. C’est une école déprimante qui produit à long terme des adultes déprimés qui aiment la guerre”, a-t-il poursuivi, mettant l’accent sur la nécessité d’accorder plus de temps aux activités de divertissement pour que les élèves soient plus épanouis.

De son côté, la ministre de la santé, Samira Merai a souligné que les politiques actuelles en faveur de l’enfance demeurent insuffisantes, notamment, en ce qui concerne la santé mentale, précisant, qu’un plan d’action dans ce sens va prochainement être mis en place.

“Nous devons également accorder plus d’intérêt aux adolescents qui demeurent encore oubliés de nos programmes nationaux”, a-t-elle plaidé, ajoutant que son département en collaboration avec l’UNICEF et le ministère de la femme est en train de parachever la stratégie nationale de développement de la petite enfance qui sera prête en mars 2017.

Merai a, par ailleurs, appelé à la nécessité de réduire les disparités entre les enfants, notamment, en matière d’accès à l’éducation, aux loisirs et aux soins, soulignant que “ces différences créent une sorte de frustration chez eux”.

Marquée par la présence du Président de l’Assemblée des Représentants du Peuple, Mohamed Ennaceur et la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Néziha Abidi, cette cérémonie a été ponctuée par une exposition photographique sur l’action de l’UNICEF dans le monde et en Tunisie. Ont été, également, présentés, un clip dédié à l’Enfance et des témoignages d’enfants tunisiens qui exprimaient leurs visions sur plusieurs sujets.

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