TUNISIE
09/12/2016 11h:25 CET

La Suisse prolonge d'un an le gel d'avoirs tunisiens, égyptiens et ukrainiens

FETHI BELAID/AFP/Getty Images
Tunisian President Zine El Abidine Ben Ali (L) waves to wellwishers before delivering his speech at the start of the prtesidential election campaign on October 11, 2009 in Rades stadium near Tunis. Ben Ali, who looks set to be re-elected to a fifth consecutive term in 25 October elections, has brought economic growth to his north African country but has been widely criticised for his harsh stand on human rights. Ben Ali, 73, took power in a bloodless coup in 1987 ousting president-for-life Habib Bourguiba, the country's first head of state after Tunisia's independence from France in 1956, on the grounds that he was senile. AFP PHOTO FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

Les avoirs en Suisse des ex-présidents tunisien, égyptien et ukrainien resteront gelés un an de plus, a-t-on annoncé vendredi de source officielle.

Le gouvernement suisse a indiqué dans un communiqué qu'il avait pris cette décision afin d'accorder plus de temps aux enquêtes pénales en cours et pour soutenir la coopération judiciaire.

Dans le cas de l'ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali et de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak, le gouvernement avait ordonné début 2011 le blocage à titre préventif pour 3 ans de tous les avoirs en Suisse des deux présidents et de leur entourage, renversés en 2011.

Prolongé une deuxième fois de trois ans, le blocage des fonds tunisiens d'environ 60 millions de francs suisses (55 millions d'euros) arrive à échéance en janvier 2017.

Le gel de quelque 570 millions CHF (529 millions d'euros) d'avoirs égyptiens se prolonge lui jusqu'en février 2017.

Concernant l'ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, destitué en février 2014, la Suisse a bloqué en 2014 des fonds de 70 millions CHF (65 millions d'euros). Le gel arrive lui à échéance pour la première fois en février.

De nombreuses procédures ont été ouvertes contre les principaux protagonistes et les autorités de ces pays ont manifesté leur volonté de coopérer avec la Suisse dans le cadre de l'entraide judiciaire.

Selon le gouvernement suisse, la prolongation d'un an du blocage des fonds doit permettre d'obtenir des progrès tangibles dans les procédures ouvertes et des perspectives plus claires quant à de possibles restitutions.

Le gouvernement suisse réévaluera la situation dans les trois pays concernés début 2018, peu avant l'échéance des gels.

Selon la loi suisse, les fonds ne peuvent pas être bloqués plus de 10 ans.

Depuis une quinzaine d'années, la Suisse a rendu environ 1,8 milliard de francs suisses aux pays lésés par leurs anciens potentats.

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