MAROC
15/11/2016 06h:30 CET | Actualisé 15/11/2016 06h:32 CET

COP22: Ban Ki-moon salue le leadership du roi Mohammed VI

HuffPost Maroc
Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, et Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques

ENVIRONNEMENT - Relations avec le Maroc, élection de Trump... Ban Ki-moon se veut rassurant. Alors que s'ouvre, ce mardi 15 novembre, le "segment de haut-niveau" de la COP22, étape-clé dans les négociations pour la mise en oeuvre de l'accord de Paris sur le climat, le Secrétaire général de l'ONU a tenu une conférence de presse ce matin.

Une allocution très attendue par les journalistes marocains et étrangers, venus en nombre quelques heures avant le discours officiel du roi Mohammed VI qui se tiendra à la mi-journée.

Ban Ki-moon, qui participe à sa dernière COP en tant que SG de l'ONU, a profité de l'occasion pour demander aux pays n'ayant toujours pas ratifié l'accord de Paris de le faire. A ce jour, 109 pays l'ont fait sur les 193 ayant signé l'accord.

L'action climatique est sa "priorité"

Alors qu'il doit bientôt céder sa place à la tête des Nations unies, Ban Ki-moon, qui a passé dix années à l'ONU, a tenu à rappeler qu'il avait fait de l'action climatique "sa priorité" depuis le début de son mandat. "Mon successeur Antonio Guterres continuera cette action, mais je ne cesserai jamais de travailler pour m'assurer que l'accord de Paris est mis en vigueur", a-t-il déclaré.

Interrogé sur la brouille diplomatique survenue avec le royaume en mars dernier suite à ses propos controversés sur le Sahara, qu'il avait qualifié de territoire "occupé" par le Maroc, Ban Ki-moon a répondu de manière diplomatique. "J'ai une profonde admiration et un grand respect pour le roi Mohammed VI. J'ai une longue expérience et relation avec le Maroc, depuis ma première visite en 1984", a-t-il déclaré.

"Je suis reconnaissant pour son action dans cette COP"

"J'attends impatiemment ma rencontre avec le roi tout à l'heure. Je suis reconnaissant pour son action dans cette COP, et pour son leadership en Afrique et au Moyen-Orient qui vise à apporter la paix et la sécurité, ainsi que pour sa démarche en faveur du développement durable", a-t-il poursuivi.

Autre point fort de la conférence de presse, l'élection du climatosceptique Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, qui a suscité de nombreuses questions chez les journalistes américains présents - et agacé les journalistes étrangers qui souhaitaient "passer à autre chose".

Optimiste par rapport à Trump

Toujours est-il que Ban Ki-moon a là aussi joué la carte de l'apaisement, expliquant s'être entretenu avec Trump la semaine dernière. "Je reste optimiste. L'accord de Paris est entré en force en un temps record alors que c'était impensable. Désormais, c'est imparable", a-t-il martelé, expliquant que le nouveau président américain avait "entendu" ce message.

"J'attends un autre entretien avec lui, mais il écoutera et il comprendra la réalité de la menace du changement climatique", a ajouté Ban Ki-moon, expliquant que l'ONU travaillait avec les grosses entreprises américaines, les différents Etats américains, les grandes villes des Etats-Unis et la société civile qui ont tous "compris la gravité du changement climatique".

"Une économie à faible intensité de CO2 est la seule réponse à apporter, de même qu'un changement du comportement humain. On ne peut pas revenir sur l'accord de Paris. Nous n'avons pas de plan B, car nous n'avons pas de planète B", a-t-il conclu.

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