TUNISIE
16/08/2016 14h:17 CET | Actualisé 16/08/2016 15h:21 CET

Pour l'UGTT, Slim Chaker et Mohamed Khalil ne doivent pas faire partie du prochain gouvernement

Anis Mili / Reuters
Secretary General of the Tunisian General Labour Union (UGTT) Houcine Abassi speaks during a news conference in Tunis September 21, 2013. Tunisia's opposition coalition agreed on Friday to start direct talks with ruling Islamists on a transition plan under which the government would step down and make way for a caretaker administration and new elections. The agreement follows weeks of unrest that erupted after the assassination of an opposition figure in July. REUTERS/Anis Mili (TUNISIA - Tags: POLITICS)

Reçu mardi par le chef du gouvernement Youssef Chahed, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail Houcine Abassi a affirmé que "se contenter de deux ou trois partis pour former le nouveau gouvernement ne permettra pas de réaliser le saut dont la Tunisie a besoin en cette étape“.

"L’UGTT n’a pas évoqué les noms des candidats potentiels aux postes ministériels. La centrale syndicale a, plutôt, présenté sa vision sur les moyens de surmonter les difficultés que connaitra le pays au cours de la prochaine période", a affirmé Abassi à l’issue de la rencontre.

Il considère que le changement de certains ministres est nécessaire dans la mesure où, selon lui, ils n’ont été d’aucun apport pour la stabilité économique et sociale dans le pays.

"Il n’est plus possible de traiter avec certains ministères du gouvernement sortant à l’instar des Affaires religieuses et des Finances", a-t-il dit, visant par là Mohamed Khalil et Slim Chaker.

Selon Abassi, le ministre des Finances a accentué la crise que connait, depuis quelques temps, la Société tunisienne des industries de pneumatiques (STIP): "Aujourd’hui, les Tunisiens doivent connaitre ceux qui placent l’intérêt du pays au dessus de toute autre considération et ceux qui servent d’autres agendas" a t-il renchéri.

Houcine Abassi a assuré que l’UGTT n’est pas concernée par le pouvoir mais reste concernée par l’équipe qui fera progresser la Tunisie: "Avec le gouvernement, il n'y a pas d’animosité permanente ni d’amitié éternelle", a-t-il lancé.

Selon lui, la deuxième phase des concertations devra aboutir à la désignation d’une équipe complémentaire composée de "politiques et de compétences nationales".

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