TUNISIE
25/07/2016 08h:16 CET | Actualisé 26/07/2016 03h:41 CET

Trois ans après l'assassinat de Mohamed Brahmi, sa veuve recherche toujours la vérité

ASSOCIATED PRESS
CAPTION CORRECTS THE SPELLING OF MOHAMMED Supporters of the Islamist Ennahda movement demonstrate as they chants slogans and hold a picture of assassinated politician Mohammed Brahmi during a demonstration in Tunis, Tunisia, Friday, July 26, 2013. Mohammed Brahmi was shot 14 times in front of his home within sight of his family on Thursday, plunging the country into a political crisis and unleashing demonstrations around the country blaming the government for the assassination. (AP Photo/Amine Landoulsi)

Trois ans jours pour jour après son assassinat, la vérité sur le meurtre du fondateur du Mouvement du Peuple n'a toujours pas éclatée.

Le courant populaire a souligné, dans une déclaration, publiée lundi 25 juillet 2016, à l’occasion de la commémoration de l’assassinat de Mohamed Brahmi, qu’il ne cessera pas son militantisme afin de dévoiler la vérité.

Cette commémoration intervient au moment où le pays traverse une crise économique et sociopolitique, selon le courant populaire qui a réitéré, à cette occasion, son refus de la formation d’un gouvernement d’unité nationale.

La veuve de Mohamed Brahmi, Mbarka Brahmi a déclaré à la radio Mosaïque FM que "l'État tunisien souhaite clore au plus vite le dossier".

Elle a en outre indiqué que "la Justice tunisienne ne veut pas savoir qui sont les commanditaires (de l'assassinat de Mohamed Brahmi), parce que si elle y arrive, il y aura probablement de nombreuses têtes qui vont tomber, qu'elles soient soutenues par les personnes au pouvoir ou de l'étranger".

Selon elle, l'État va vers "l'enterrement du dossier...comme si rien ne s'était jamais passé", affirmant qu'elle fera "l'impossible pour que la vérité éclate".

Mohammed Brahmi, ancien député à l’assemblée nationale constituante (ANC) et fondateur du Mouvement du Peuple, a été assassiné devant sa maison le 25 juillet 2013.

Cet assassinat a entrainé une crise politique majeure en Tunisie, amenant l'Assemblée Nationale Constituante à suspendre ses travaux suite à une forte mobilisation populaire.

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