TUNISIE
22/07/2016 11h:31 CET

Un militaire tué lors de l'explosion d'une mine en marge d'une opération de ratissage au mont Chaambi

FATHI NASRI/AFP/Getty Images
Tunisian special forces carry boxes of ammunition left behind by jihadists in the southern town of Ben Guerdane, near the Libyan border, during clashes with jihadists on March 8, 2016 a day after the attack on the border town. Tunisian Prime Minister Habib Essid said around 50 extremists were believed to have taken part in Monday's coordinated attack on an army barracks and police and National Guard posts in the border town of Ben Guerdane. / AFP / FATHI NASRI (Photo credit should read FATHI NASRI/AFP/Getty Images)

Un militaire tunisien a été tué vendredi par l'explosion d'une mine posée par "des terroristes" dans une zone montagneuse du centre-ouest de la Tunisie, a indiqué à l'AFP le ministère de la Défense.

"Un militaire est tombé en martyr lors de l'explosion vers 13H00 (12H00 GMT) d'une mine posée par des terroristes", a précisé le porte-parole du ministère Belhassen Oueslati, ajoutant que le soldat participait à une opération de ratissage pour traquer des éléments "terroristes" retranchés dans le secteur.

Les forces de sécurité et l'armée traquent depuis plusieurs années les groupes extrémistes armés retranchés dans les zones montagneuses, notamment au mont Chaambi sans parvenir à annihiler la menace.

Fin mai, deux femmes avaient été aussi tuées par l'explosion d'une mine au pied du Mont Sammama, dans la région de Kasserine et voisin du mont Chaambi, considéré comme la principale base arrière du maquis jihadiste, notamment de la Phalange Okba Ibn Nafaâ, un groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)

La Tunisie a connu depuis sa révolution de 2011 une progression d'une mouvance jihadiste responsable de la mort de plusieurs dizaines de policiers, de militaires mais aussi de civils et de 59 touristes étrangers en 2015.

Le pays est sous état d'urgence depuis le 24 novembre dernier, date d'un attentat suicide en plein Tunis contre un bus de la Sécurité présidentielle (12 agents tués), revendiqué par le groupe extrémiste Etat islamique (EI).

Il compte plusieurs milliers de ressortissants au sein d'organisations jihadistes en Syrie, en Irak et en Libye voisine.

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