ALGÉRIE
19/07/2016 08h:05 CET | Actualisé 19/07/2016 08h:05 CET

Emirats: gratuité du logement pour les expatriés à bas salaires

DUBAI, UNITED ARAB EMIRATES - APRIL 02:  A general view of the Dubai skyline on day 3 of Fashion Forward Fall/Winter 2016 held at the Dubai Design District on April 2, 2016 in Dubai, United Arab Emirates.  (Photo by Cedric Ribeiro/Getty Images)
Cedric Ribeiro via Getty Images
DUBAI, UNITED ARAB EMIRATES - APRIL 02: A general view of the Dubai skyline on day 3 of Fashion Forward Fall/Winter 2016 held at the Dubai Design District on April 2, 2016 in Dubai, United Arab Emirates. (Photo by Cedric Ribeiro/Getty Images)

Les Emirats arabes unis, pays pétrolier du Golfe qui accueille des millions d'expatriés, ont ordonné aux employeurs d'assurer la gratuité du logement à leurs salariés payés jusqu'à 2.000 dirhams (492 euros) par mois, selon la presse mardi.

Mais cette mesure, qui entrera en vigueur en décembre, ne s'appliquera qu'aux compagnies employant plus de 50 personnes, selon un arrêté du ministère des Ressources humaines.

Les expatriés sont fortement majoritaires aux Emirats, dont la population autochtone ne représente que 10% des quelque 9 millions d'habitants. Ils viennent essentiellement d'Asie.

Les monarchies pétrolières du Golfe, dont les Emirats, sont souvent critiquées par les organisations de défense des droits de l'Homme pour les abus dont seraient victimes les migrants.

La décision a été prise après que des experts ont étudié, pendant plusieurs mois, les conditions de vie de ces employés, classés par le ministère comme des travailleurs peu qualifiés, a déclaré Saqr Ghobash, ministre émirati des Ressources humaines.

Il a ajouté que son département allait procéder à des inspections régulières des lieux d'hébergement des travailleurs pour s'assurer que les normes de sécurité et de santé y sont garanties. Des poursuites en justice seront engagées en cas de non-respect de ces normes, a-t-il prévenu.

L'an dernier, les Emirats avaient annoncé une réforme de leur législation pour réduire les abus et protéger les droits des migrants, en les autorisant notamment à pouvoir rompre leur contrat de travail et à changer d'employeur.

Le Koweït a décidé la semaine dernière d'imposer un salaire mensuel minimum de 60 dinars (180 euros) pour les employés de maison, une première dans une monarchie du Golfe.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.