ALGÉRIE
02/07/2016 16h:03 CET | Actualisé 02/07/2016 16h:03 CET

Michel Rocard est mort: le Premier ministre de François Mitterrand est décédé à l'âge de 85 ans

AFP

Michel Rocard est mort. Le Premier ministre de François Mitterrand entre 1988 et 1991 s'est éteint à l'âge de 85 ans, vers 18h30 dans un hôpital parisien. Michel Rocard avait été le symbole de la gauche réformiste dont se réclament les héritiers de la "deuxième gauche", Manuel Valls en tête.

Michel Rocard incarnait "un socialisme conciliant utopie et modernité" a immédiatement réagi le président de la République François Hollande à l'annonce de la disparition de cette figure historique du Parti socialiste.

Manuel Valls a également rendu hommage à "un militant, un visionnaire et un homme d’Etat", qui a "incarné la modernisation de la gauche et l’exigence de dire la vérité". "C’est avec une immense tristesse que j’apprends aujourd’hui la disparition de Michel Rocard. Je me suis engagé en politique par et pour Michel Rocard. Parce qu’il avait dit en 1978 qu’il n’y avait pas de fatalité à l’échec de la gauche. Parce qu’il disait avant les autres que le changement passe par la réforme et non par la rupture", a souligné le chef du gouvernement dans un communiqué.

Chef de file de la gauche sociale démocrate qu'il a défendue jusqu'à son dernier souffle, réaliste jusqu'au bout des ongles et rival malheureux de François Mitterrand, Michel Rocard était en dépit des apparences un rebelle dans l'âme. Son parcours politique, entamé à la SFIO (l'ancêtre du Parti socialiste), débute avec la guerre d'Algérie et son combat pour la décolonisation, face à la politique guerrière menée par Guy Mollet.

Du PSA (Parti socialiste autonome) au PSU (Parti socialiste unifié), candidat à l'élection présidentielle de 1969 (il y recueille 3,6% des voix), cet énarque brillant et infatigable militant rejoint le Parti socialiste en 1974 où il va rapidement s'imposer comme un concurrent de poids face à François Mitterrand.

Intellectuel exigeant et parfois déroutant, Michel Rocard peinera à s'imposer face au machiavélisme du futur premier président de la République de gauche de la Ve République. Isolé pendant le premier septennat, Michel Rocard croit son heure venue en 1988. Mais il s'éclipse une fois encore face à François Mitterrand qui se résoud à le nommer à Matignon. Malgré une cohabitation de fait entre ces deux frères ennemis de la gauche et une majorité fragile, Rocard marque son époque. Il parvient à résoudre la crise en Nouvelle-Calédonie, crée le revenu minimum d’insertion (RMI) et la contribution sociale généralisée (CSG) appelés tous deux, pour le pire et le meilleure, à une belle postérité.

Toutes les réactions dans le live ci-dessous:

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.