TUNISIE
26/04/2016 10h:18 CET | Actualisé 26/04/2016 10h:19 CET

Un consensus pour l'organisation des élections municipales en mars 2017 affirme l'ISIE

FETHI BELAID/AFP
The President of the Tunisian Independent High Authority for the Elections, Mohammed Chafik Sarsar answers AFP journalists' questions during an interview on April 26, 2016 in Tunis. There is a consensus to organise municipal elections in March 2017, Sarsar said. / AFP / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

ELECTIONS MUNICIPALES - La Tunisie se dirige vers la tenue d'élections municipales en mars 2017, soit plus de six ans après sa révolution, a déclaré mardi à l'AFP le président de l'instance électorale, Chafik Sarsar.

"Il y a un consensus (...) autour de mars 2017 pour l'organisation des élections municipales. Reste à déterminer le jour", a dit M. Sarsar, en précisant que l'instance avait été contactée à ce sujet par le chef du gouvernement Habib Essid.

Lors d'une rencontre avec des journalistes tunisiens, M. Essid a récemment indiqué, selon des propos rapportés par plusieurs médias, que ces élections se tiendraient soit le 12, soit le 19 soit le 26 mars 2017.

L'instance électorale avait précédemment proposé une "feuille de route" pour leur organisation fin octobre 2016.

Une loi électorale spécifique aux municipales doit toutefois encore être promulguée et un nouveau découpage électoral institué, car la nouvelle Constitution prévoit que "les municipalités doivent couvrir tout le territoire tunisien", a précisé M. Sarsar.

"Il faut créer d'autres municipalités, (en) étendre d'autres pour pouvoir permettre à tous les Tunisiens de voter aux élections municipales", a souligné le président de l'instance, tout en jugeant "très possible" que les élections se tiennent à la date prévue.

M. Sarsar a dit avoir senti une "volonté ferme" de la part du gouvernement pour que les élections se tiennent en mars 2017.

"C'est non seulement une obligation (constitutionnelle) (...), c'est un besoin, parce que le citoyen tunisien a besoin d'avoir des municipalités efficaces, légitimes pour (qu'elles puissent) réellement réussir leur mission. Ce n'est pas normal du tout qu'on ait des structures provisoires qui dépassent les six ans", a-t-il souligné.

Après la révolution qui a emporté la dictature de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, les municipalités tunisiennes ont été dissoutes et remplacées par des "délégations spéciales" chargées de gérer les affaires courantes.

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