ALGÉRIE
31/03/2016 07h:50 CET | Actualisé 23/04/2016 12h:01 CET

Kasr d'Adjadja: un maillon de la chaine des vieux Ksour saharien

DR

Le vieux Kasr d'Adjadja à Ouargla fait partie de la chaîne des Ksour sahariens ayant jalonné l'ancienne histoire de la région d’Oued-Mya, témoin d'une civilisation datant de plus de six siècles.

Sixième et avant-dernière halte de la caravane culturelle "Les Ksour Racontent" qui poursuit, depuis une semaine, son périple d’exploration des sites archéologiques disséminés à travers le territoire de la wilaya d’Ouargla, ksar d'Adjadja, niché dans la commune d'Ain-El-Beida, à quelques encablures du chef-lieu de la wilaya d’Ouargla, est jusqu’à présent témoin d’une ancienne civilisation ayant apporté un plus à la riche et longue histoire de la région, et qui attend encore, depuis 2009 la proposition de sa classification en secteur sauvegardé, selon les services de la direction de la culture de la wilaya.

Constituant un joyau bien préservé au cœur de l’écrin composé de palmeraies verdoyantes, ce site archéologique, fondé depuis près de six siècles par le Cheikh Si Atallah, venu du Marco, dont la sépulture occupe une place vénérée au milieu de Kasr, offre des similitudes pareilles des autres vieux Ksour d’Ouargla et N’goussa.

Ce Ksar a connu pour sa part le passage de tribus et Aarch puise son nom, des explications, de sa position stratégique adossant une colline en face aux vagues de brise et de bise, pratiquement de vents de sable, appelés communément "Ajaj", alors que d’autres versions avancent que la fontaine jaillissant près du Ksar a été de fort débit comparé par la population locale de "Ajaj" (tempête de sable).

Composé de bâtisses réalisées à base de pierre et de gypse, ce vieux Ksar offre une issue à travers sa porte percée dans longue muraille d’enceinte renforcée aux alentours de tranchée d’eau contre les invasions ennemies et pour protéger les composantes de l’intérieur consistant en une mosquée de Sidi Salem, d’une école coranique "Sidi Ali Nafti" se convergeant vers une placette servant de marché et de lieux d’organisation des fêtes.

Ce legs n'a pas, en dépit de sa grande valeur et importance historique, subi des actes de dégradation qui ont contribué à son altération, notamment les rudes conditions climatiques et les interventions de l’homme, pas bénéficié des opérations de restauration et de réhabilitation, même figurant parmi d’autres ksour proposés sur la liste additive de 2009 des biens et sites archéologiques au classement national.

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