ALGÉRIE
22/04/2016 06h:33 CET | Actualisé 22/04/2016 06h:33 CET

Polémique autour de la photo du président Bouteflika: "un dérapage grave qui outrepasse les us diplomatiques", selon le conseil de la nation

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Plus de dix jours après "l'incident" de la photo du chef de l'Etat tweeté par le premier ministre français au cours de sa visite en Algérie, une première réaction officielle algérienne vient d'être rendu publique. La chambre ahute du parlement en l’occurrence le conseil de la nation a rendu public le 21 avril un communiqué où il considère que la photo du chef de l'état a été "exploitée". Le sénat considère, dans le même sillage" que cette "exploitation" constituait un "dérapage grave qui outrepasse les limites de la décence politique et les us diplomatiques".

"La campagne orchestrée contre l'Algérie s'est une fois encore confirmée à travers le comportement répréhensible du Premier ministre français Manuel Valls après l'honneur qui lui a été fait d'être reçu par le président de la République, un dérapage grave dénotant une intention malveillante et procédant d'un penchant irréfléchi qui transgresse les règles d'éthique, les us diplomatiques et les limites de la décence politique", s'indigne la chambre haute du parlement dans le communiqué relayé par l'Agence de presse algérienne.

Dans son communiqué, le conseil de la nation semble tourner la page " du partenariat d'exception avec la France". A la limite de l'hostilité, la chambre haute du parlement présidée par Abdelkader Bensaleh, estime que "les attaques consécutives émanant de différents milieux français reflètent un acharnement systématique allant en sens contraire des avancées réalisées ces dernières années pour l'édification d'une relation algéro-française privilégiée aux perspectives stratégiques basées sur les intérêts partagés, la confiance et le respect mutuels".

Des outrages "inacceptables" qui ne sont pas un cas isolé, souligne encore le conseil de la nation qui rappelle "l'incident" premier qui "avait déclenché les hostilités". Le conseil de la Nation rappele l’épisode de la photo du chef de l'Etat sur la Une du journal Le Monde illustrant l'article sur les scandales de corruption surnommés les "panama papres". Le Conseil de la nation parle donc d'un précédent d'un "un journal français qui avait déjà, au mépris de la déontologie de la presse et dans une entreprise aussi tendancieuse que fallacieuse, évoqué les soi-disant Panama papers pour s'en prendre aux symboles et Institutions de l'Etat".

Le conseil de la nation dénonce, dans ce sillage, un dérapage flagrant dans le contexte d'une campagne visant l'Algérie et le peuple algérien à travers ses symboles.

Ces attaques successives, poursuit la chambre haute du gouvernement, "viennent en relais à des voix, connues pour leur animosité envers notre pays, qui s'élèvent au sein du parlement français pour réclamer, sans aucune vergogne l'indemnisation de pieds noirs et qui veulent faire passer une loi qui réhabiliterait les harkis et réparerait un dol qu'ils auraient subi".

Le bureau du conseil de la nation se félicite de "l'élan populaire qui marque la scène nationale face à cette campagne, un élan qui est le propre du peuple algérien qui n'accepte pas la moindre atteinte à son Etat ou a ses symboles et Institutions".

"Le devoir national dicte à toutes les Algériennes et à tous les Algériens de rester vigilants et de faire échec à tous les complots visant à déstabiliser l'Algérie pour affaiblir ses positions", ajoute le conseil de la nation.

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