MAROC
22/04/2016 08h:09 CET | Actualisé 22/04/2016 08h:09 CET

Le PJD (re)demande l'inscription automatique sur les listes électorales

Pourquoi l'inscription automatique sur les listes électorales bloque-t-elle?
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Pourquoi l'inscription automatique sur les listes électorales bloque-t-elle?

ÉLECTIONS - Mercredi 20 avril, la commission de l'Intérieur et des collectivités à la Chambre des représentants a adopté, à l'unanimité, un projet de loi portant sur les listes électorales. Malgré l'adoption du texte de loi, les partis politiques demandent l'inscription automatique sur ces listes.

Lors de la séance de vote du projet de loi, le député Abdelmajid Joubij, du Parti de la justice et du développement (PJD), s'est félicité des avancées apportées par le projet de loi relative aux listes électorales, qui entend donner plus de clarté au processus d'arrêt des listes, ainsi que la fixation de la date définitive pour déposer les demandes d'inscription et de transfert d'inscriptions.

Abdelmajid Joubij a, néanmoins, souligné que l'inscription automatique sur les listes électorales, selon les registres de la CIN, est à même de fournir des listes électorales fiables, et élargir la base de l'électorat. Joubij a également relevé que les contraintes invoquées par le ministère de l'Intérieur concernant l'inscription automatiques sur les listes électorales, via les registres nationaux de la CIN, devraient être surmontées dans le futur.

La demande d'adoption de l'inscription automatique sur les listes électorales revient, de manière récurrente, à l'approche de chaque scrutin, et est portée par plusieurs partis politiques.

Les raisons d'un blocage

Tandis que des formations jugent "injustifié", voire "douteux", le refus du ministère de l'Intérieur de rendre possible l'inscription automatique sur les listes électorales, ce dernier invoque, lui, plusieurs contraintes.

En septembre 2014, lors de la présentation du projet de loi portant sur la révision des listes électorales, le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad a exposé au Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane les différentes options possibles pour la révision ou la refonte des listes électorales, selon des sources proches du dossier.

La première option consistait en l'établissement de nouvelles listes électorales, ce qui nécessitera de lancer des appels à une nouvelle inscription sur les listes. Les responsables marocains craignaient, toutefois, de ne pas atteindre leurs objectifs en matière de nombre d’inscrits.

La seconde option était celle de l'inscription automatique sur les listes électorales, inscription qui sera basée sur le registre des cartes d'identité nationales. Ceci nécessitera d'enlever des listes les porteurs d'armes, les personnes privées de leurs droits civiques – et donc privées du droit de vote – les personnes décédées, et surtout, s'assurer que les électeurs habitent toujours dans les adresses figurant dans leur CIN.

La troisième option était la révision des listes électorales, beaucoup plus simple à déployer que les deux options précédentes.

Le ministre de l’Intérieur a exposé les différentes options, avec leurs contraintes respectives, à Abdelilah Benkirane, et a recommandé la dernière option. Ce dernier donnera son accord à la révision des listes.

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