ALGÉRIE
21/04/2016 18h:53 CET | Actualisé 21/04/2016 19h:01 CET

L'entretien du réseau routier nécessite chaque année une enveloppe de 200 milliards de Da

Facebook/amine.flp.alger

L'entretien du réseau routier de l'Algérie selon les normes internationales nécessite une enveloppe de 200 milliards de Da chaque année, a indiqué le directeur général des routes auprès du Ministère des Travaux publics, M. Mohamed Mahiddine, relayé ce jeudi par l'APS.

"La Banque mondiale recommande de dépenser l'équivalent de 1 à 2% de la valeur du patrimoine routier pour l'entretien, ce qui représente environ 200 milliards de dinars dans le cas de l'Algérie", a-t-il fait savoir. M. Mahiddine a estimé la valeur financière du réseau routier algérien à 135 milliards de dollars, soit 65% du PIB.

Intervenant lors du séminaire sur l'entretien des routes, le ministre a ensuite rajouté que 850 milliards DA avaient été dépensés pour l'entretien des routes depuis 1999.

Dans ce sillage, il a affirmé que le réseau routier et autoroutier de l'Algérie est passé de 100.000 Km à la fin des années 1990 à 124.000 Km l'année dernière, avec un "taux de revêtement de 80% contre une moyenne africaine tournant autour des 23%".

Selon lui, l'entretien total du réseau routier national nécessite un plan d'action d'une durée de dix ans, un objectif qui n'a pas été atteint sur la décennie 2005-2015 puisque le taux d'entretien a été de 84% du réseau.

11% des routes sont en mauvais état

Concernant l'état actuel des routes, l'intervenant a indiqué que 69% de ces dernières sont considérées comme étant en bon état alors que 11% sont en mauvais état. Mohamed Mahiddine a ajouté que 1000 kilomètres de routes sont actuellement en cours de réalisation.

Le directeur a observé, par ailleurs, que le parc automobile algérien a doublé au cours des dix dernières années à 5,5 millions de véhicules, au moment où les infrastructures routières progressent à un rythme moins rapide.

Il a également fait savoir qu'une étude élaborée par ses services a révélé que dans 18 wilayas du pays, 34% des poids lourds rouleraient en surcharge: "Un véritable drame économique", a-t-il déploré.

Le ministère des Travaux publics a installé, depuis août dernier, 800 Unités de surveillance et d'intervention rapide (USIR) chargées de contrôler l'état des routes et autoroutes. Composée de 4 à 5 ouvriers et d'un chef d'équipe, l'USIR est chargée d'une mission de surveillance, et ce, à la différence des unités classiques d'entretien des routes.

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