MAROC
21/04/2016 10h:21 CET | Actualisé 24/04/2016 12h:44 CET

5 pièges à touristes au Maroc

ARNAQUES - Un tajine à 300 dirhams? Des faux guides? Des chauffeurs de taxi qui refusent d'activer le compteur pour gonfler les prix? Au Maroc, les attrape-touristes sont nombreux. Tour d'horizon des 5 pièges dont les touristes sont le plus souvent victimes.

Les chauffeurs de taxi: Ou pseudo chauffeurs de taxi. Avec les touristes, les chauffeurs de taxi sont comme des enfants dans un magasin de bonbon: ils les veulent tous. Même si les chauffeurs de taxi ont une plaque, un permis de confiance et un compteur, ça ne les empêche pas de doubler leur tarif pour les étrangers, ou de demander des sommes vertigineuses après avoir refusé d’activer le compteur. Quant à ceux qui s'improvisent conducteurs et qu'on appelle généralement "lkhettafa" et qui n'ont aucune licence, ils vous proposeront même du thé, de vous faire visiter la ville et de devenir votre chauffeur personnel pendant tout votre séjour. Quelle bonté de coeur!

taxi

Les faux-guides: Les touristes et les faux-guides, c'est un peu le miel et les abeilles. Leur tactique? Ils repèrent leurs cibles dès leur arrivée à l'aéroport, ou les touristes qui semblent perdus ou qui demandent simplement le chemin, pour proposer leurs services. Une fois que vous tombez dans leurs filets, c'est le "jackpot ». Ils ne vous lâcheront plus. Les arnaqueurs sont difficilement repérables: ils vous approchent de façon très amicale, marchent à vos côtés pour engager la conversation, sont souvent jeunes et bien habillés et connaissent généralement la ville sur le bout des doigts. Ils vous raconteront (ou inventeront) même des anecdotes sur l'histoire de la place Jamâa El Fna, la mosquée Hassan II ou encore la Kasbah des Oudayas et vous diront qu'ils ne veulent pas d'argent.

faux guide

Les vendeurs: Ou les baratineurs, les beaux parleurs, les rois de la tchatche. Dans les lieux hautement touristiques sont pour la plupart de bons orateurs qui ne reculeront devant rien pour vous refourguer des faux tapis d’antiquité à prix d’or, des tajines à 300 dirhams, des objets artisanaux bas de gamme qu’ils font passer pour des objets de valeur, avec tout de même un verre de thé offert par la maison. Certains vendeurs sont même de mèche avec les faux-guides qui prennent une commission sur le nombre d'objets vendus aux touristes. Quand l'un d'entre eux arrive à ses fins, c'est "l'assemblée" chez les vendeurs qui s'extasient devant la vente d'un faux tapis à 200.000 dirhams. On pourrait presque lui remettre le prix de "meilleur vendeur de l'année".

touristes

Les restaurants à touristes: Si parfois les touristes se font accoster par des personnes avec une carte à la main pour les inviter à manger "le meilleur plat typiquement marocain de la région", certains sont souvent dirigés par leur faux-guide qui s'est (encore) mis d'accord avec le proprio du restaurant pour ainsi toucher sa commission. Là encore, la facture peut vite monter.

resto

Les photos "payantes": C'est bien connu, les visiteurs sont souvent munis de leur appareil photo pour capturer les plus beaux paysages, antiquités et monuments marocains. Les attrapes-touristes l'ont bien compris et ne vous laisseront pas prendre en photo leur magasin, leur maison ou encore leur portrait sans un petit billet en retour. Ils vous diront même que leur propriété été autrefois occupée par un empereur du 15ème siècle, que Tom Cruise a acheté des objets dans leur magasin ou que David Beckham s'est pris en photo avec leurs singes.

touristes photos

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