ALGÉRIE
21/04/2016 12h:05 CET | Actualisé 21/04/2016 12h:05 CET

Après l'échec de Doha, la Russie se demande à quoi sert l'Opep

Russian Energy Minister Alexander Novak attends the National Oil and Gas Forum in Moscow, Russia, April 20, 2016. REUTERS/Sergei Karpukhin
Sergei Karpukhin / Reuters
Russian Energy Minister Alexander Novak attends the National Oil and Gas Forum in Moscow, Russia, April 20, 2016. REUTERS/Sergei Karpukhin

Le ministre russe de l'Energie, Alexander Novak, s'est interrogé jeudi sur le rôle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), avec laquelle Moscou a tenté en vain de se mettre d'accord sur un gel de production à Doha.

La Russie n'est pas membre du cartel bien qu'elle et l'Arabie saoudite soient considérées comme les premiers pays producteurs dans le monde. Sa production a même atteint des records en début d'année pour la période post-soviétique et est attendue en hausse sur cette année en dépit de la chute des cours.

"Nous voyons que les accords au sein de l'Opep ne sont pas respectés, les quotas sont dépassés. L'Opep n'entreprend aucune action", a critiqué le ministre dans un entretien au site d'informations RBK.

"A la différence des précédentes décennies, aujourd'hui l'Opep n'a aucune influence sur le marché du pétrole. Par exemple, l'Arabie saoudite augmente son niveau de production, elle pourrait le faire aussi bien en dehors de l'Opep en menant sa propre politique. La question se pose: quelle est la fonction du cartel'" a-t-il poursuivi.

Il a expliqué cette perte d'influence notamment par l'apparition des techniques d'extraction du pétrole de schiste qui permet à des pays consommateurs comme les Etats-Unis de développer leur propre production indépendamment de la volonté des pays exportateurs.

Dans ce contexte, il a jugé que la formule proposée dimanche à Doha, initiée par la Russie en février avec l'accord de Ryad, était "la plus propice au compromis" en "limitant" l'offre plutôt qu'en la réduisant.

Cette réunion entre les principaux pays producteurs, qui payent un coût économique très lourd à la chute des cours, s'est achevée à la surprise générale sur un échec, Ryad demandant l'accord de tous les pays de l'Opep. L'Iran refuse tant qu'il n'a pas retrouvé son niveau de production d'avant les sanctions.

Reconnaissant sa surprise, M. Novak a assuré que cet échec ne constituait pas "une tragédie" car contrairement à février "les prix sont plus ou moins corrects et les fondamentaux du marché fonctionnent".

Après s'être effondrés sous 30 dollars en janvier, le baril est remonté au delà de 40 dollars à Londres et s'y maintient malgré l'échec de Doha.

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