MAROC
21/04/2016 09h:17 CET | Actualisé 21/04/2016 10h:58 CET

Le Maroc reçoit 200 millions de dollars pour se préparer aux catastrophes naturelles

A BOY WATCHES RESCUE WORKERS TRYING TO LOCATE SURVIVORS UNDER RUBBLE OF DESTROYED BUILDING AFTER AFTERSHOCK IN MOROCCO.  A boy watches rescue workers as they try to locate survivors under the rubble of a building that was destroyed by an early morning aftershock in the Moroccan village of Im-Zouren February 25, 2004. A strong earthquake shook northern Morocco early on Tuesday killing around 570 people around the Mediterranean port city of Al Hoceima, officials said. REUTERS/Anton Meres REUTERS
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A BOY WATCHES RESCUE WORKERS TRYING TO LOCATE SURVIVORS UNDER RUBBLE OF DESTROYED BUILDING AFTER AFTERSHOCK IN MOROCCO. A boy watches rescue workers as they try to locate survivors under the rubble of a building that was destroyed by an early morning aftershock in the Moroccan village of Im-Zouren February 25, 2004. A strong earthquake shook northern Morocco early on Tuesday killing around 570 people around the Mediterranean port city of Al Hoceima, officials said. REUTERS/Anton Meres REUTERS

FINANCEMENT - La Banque mondiale a approuvé mercredi 21 avril une opération d’un montant de 200 millions de dollars pour aider le Maroc à se préparer aux catastrophes naturelles.

Un communiqué de la BM indique que "l’opération récompensera l’obtention de résultats précis en matière de planification et de gestion des risques de catastrophe naturelle par les pouvoirs publics, tout en renforçant la capacité du pays à faire face aux coûts des dommages potentiels".

En clair, il s'agit de combiner "réformes institutionnelles, investissements dans la réduction des risques de catastrophe et couverture d’assurance contre ces risques".

Une menace réelle

"La fréquence et l’intensité croissantes des catastrophes naturelles constituent une menace réelle et actuelle aux progrès du développement dans le monde entier, et le Maroc ne fait pas exception. En plus d’endommager des infrastructures vitales, les risques naturels peuvent faire disparaître du jour au lendemain tous les biens des individus et leurs moyens de subsistance (…)", a indiqué dans un communiqué Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la BM pour le Maghreb.

L’opération financera également la mise en place d’un "fonds national de résilience" destiné à "promouvoir les investissements dans des projets, à l’échelon tant national que local, qui aideront le Maroc à anticiper les catastrophes naturelles et à en gérer les effets". Une initiative qui sera complétée par la création d’un "programme national d’assurance ayant pour but de protéger davantage les habitants, notamment les plus vulnérables, et les entreprises contre les catastrophes naturelles".

Un exemple à suivre pour les économies émergentes

"Le programme national d’assurance contre les risques de catastrophe est une approche combinée innovante reposant sur un partenariat solide avec les assureurs privés et sur un fonds de solidarité pour protéger les ménages et les entreprises contre les événements catastrophiques. Ce programme peut être un bon exemple à suivre pour les économies émergentes cherchant à améliorer leur résilience financière aux catastrophes naturelles", a indiqué, pour sa part, Olivier Mahul, expert principal en financement du risque de catastrophe et co-chef d’équipe du projet.

L’opération réunit différents partenaires du développement, dont le gouvernement suisse, et couvrira des risques tels que les inondations, sécheresse, tsunamis, glissements de terrain et tremblements de terre. Grâce à une démarche participative, elle permettra aussi d’impliquer les populations locales dans la préparation aux catastrophes en instaurant un mécanisme de recours et de remontée d’information des habitants, et s’appuiera sur le processus de décentralisation en marche au Maroc pour cibler les communautés locales afin de renforcer les pratiques de gestion des risques au niveau local.

Un programme qui arrive à point nommé

Pour Axel Baeumler, économiste senior en infrastructure et co-chef d’équipe du projet, "le programme de gestion des risques de catastrophe et de promotion de la résilience du Maroc arrive à point nommé", puisque l"e Maroc va accueillir cette année les prochaines négociations internationales sur le climat et pourra ainsi faire part des enseignements de son programme de réformes ambitieux et novateur qui pourrait être reproduit dans d’autres programmes de gestion des risques de catastrophe et d’adaptation aux effets du changement climatique susceptibles d’être mis en œuvre dans la région et au-delà".

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