ALGÉRIE
20/04/2016 09h:10 CET

Le pétrole baisse après la fin de la grève au Koweït

A worker at an oil field owned by Bashneft, Bashkortostan, Russia, in this January 28, 2015 file photo.      REUTERS/Sergei Karpukhin/Files
Sergei Karpukhin / Reuters
A worker at an oil field owned by Bashneft, Bashkortostan, Russia, in this January 28, 2015 file photo. REUTERS/Sergei Karpukhin/Files

Les prix du pétrole baissaient mercredi en cours d'échanges européens, effaçant l'essentiel des gains enregistrés la veille après l'annonce de la fin du mouvement de grève des employés du secteur pétrolier au Koweït qui avait soutenu les cours ces derniers jours.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 43,24 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 79 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mai, dont c'est le dernier jour de cotation, perdait 94 cents à 40,14 dollars.

Les cours du Brent et du WTI sont de nouveau sous pression mercredi après que les employés du secteur pétrolier au Koweït ont décidé de mettre un terme à leur grève contre la baisse des salaires et des suppressions d'emplois, et se sont mis d'accord pour reprendre le travail et faire revenir la production à ses niveaux d'avant grève, relevait Craig Erlam, analyste chez Oanda.

La compagnie pétrolière d'État du Koweït a annoncé mercredi que le pays reviendrait à son niveau de production de 3 millions de barils par jour (mbj) dans trois jours, après l'arrêt de la grève des travailleurs de ce secteur.

La production a baissé de moitié et les opérations de raffinage de plus de 40% pendant les trois jours de grève, observés par des milliers de travailleurs.

Mardi, le Koweït avait produit 1,5 mbj et ses raffineries avaient traité 520.000 barils, au lieu de 930.000 barils avant la grève.

Malgré une dégringolade initiale (à 40,10 dollars pour le Brent et 37,61 dollars pour le WTI, au plus bas en 10 jours) lundi, la grève au Koweït, qui avait ôté 1,5 million de barils d'excès d'offre chaque jour, avait réussi à effacer la déception sur l'absence d'accord à Doha au cours du weekend sur un gel de la production d'un certain nombre de grands producteurs mondiaux, expliquait M. Erlam.

Les investisseurs avaient espéré voir la réunion de Doha rassemblant 18 pays producteurs de pétrole membres et non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) aboutir à une décision sur un gel d'une production surabondante qui pèse sur les prix depuis près de deux ans.

Mais les divergences entre l'Iran, qui a annoncé au dernier moment son absence à la réunion, et l'Arabie saoudite ont empêché les tractations d'aboutir.

Au final, la production de pétrole devrait rester élevée ce qui devrait mettre les cours du brut de nouveau sous une pression considérable, prévenait M. Erlam.

En outre, si les chiffres du département américain de l'Énergie (DoE) confirment mercredi ceux de l'association professionnelle du secteur pétrolier (API) publiés mardi, qui ont fait état d'une hausse de 3,1 millions de barils des réserves américaines de brut la semaine dernière, cela donnerait une nouvelle impulsion baissière aux cours du pétrole, poursuivait M. Erlam.

Selon l'estimation médiane des analystes interrogés par l'agence Bloomberg News, les stocks américains de brut devraient s'être étoffés de 3 millions de barils lors de la semaine achevée le 15 avril après un bond de 6,6 millions de barils enregistré la semaine précédente.

Les réserves d'essence auraient baissé de 1,75 million de barils et celles de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) se seraient stabilisées.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.