MAROC
20/04/2016 11h:21 CET | Actualisé 20/04/2016 11h:25 CET

Itinéraire d'un chef cuistot marocain devenu terroriste

Itinéraire d'un chef cuistot marocain devenu terroriste
Police espagnole
Itinéraire d'un chef cuistot marocain devenu terroriste

DAECH - Des cuisines d'un hôtel majorquin aux rangs de Daech... C'est l'itinéraire peu commun de Mohamed Harrak, le Marocain arrêté le 19 avril à Majorque. Ce dernier "maintenait des contacts permanents avec des responsables de l’organisation terroriste Daech en Syrie", et représentait "une menace claire pour la sécurité nationale" de l'Espagne, selon le ministère espagnol de l'Intérieur qui le soupçonne d'avoir tenté de recruter des combattants pour l'Etat Islamique.

Âgé de 26 ans, Mohamed Harrak travaillait en tant que chef cuisinier dans un hôtel dans la station balnéaire de Santa Ponsa. Une destination prisée par de nombreux touristes britanniques. Le nom de l'établissement n'a toutefois pas été cité. Le journal anglais The Sunindique que son casier y a été fouillé, et que des balances y ont été trouvées.

santa ponça

La ville de Santa Ponsa.

Les enquêteurs suspectent que ce matériel servait à... peser la cocaïne qu'il est également accusé d'avoir trafiqué. Selon des voisins de Mohamed Harrak, interrogé par le Dailymail, ce dernier était discret et partageait son appartement avec sa mère et ses deux sœurs.

Arbitre de basket pour arrondir ses fins de mois

C'est une autre facette surprenante de Mohammad Harrak. Il a travaillé à la Fédération de basketball Majorque pendant huit ans en tant qu'arbitre.

A la fédération majorquine, c'est l'incompréhension qui règne. Toni Sales, président du comité technique de la fédération a déclaré à un journal local que Harrak était venu "pour gagner un peu d'argent" et qu'il menait "une vie sportive normale".

"Les deux dernières années, il était parti travailler à Palmanova et arbitrait de moins en moins. Il avait annoncé en septembre dernier qu'il comptait arrêter parce qu'il allait se marier au Maroc. Aujourd'hui, je doute qu'il y soit vraiment allé", raconte Toni Sales.

"Il était très introverti, et pas religieux. D'autres arbitres m'ont dit qu'il leur avait fait des commentaires sur des vidéos à propos d'explosifs. Et qu'il avait sur les réseaux sociaux des photos d'hommes en train de tirer, mais je ne le vois pas en train de poser une bombe, et c'est difficile pour moi de l'imaginer en tant que terroriste."

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