TUNISIE
20/04/2016 16h:52 CET | Actualisé 21/04/2016 09h:24 CET

Tunisie: Couvre-feu levé à Ben Guerdane

Tunisians wave to a military convoy during a visit of the prime minister in Ben Guerdane on March 13, 2016, a week after jihadists launched a wave of attacks on army and police posts in the border town. / AFP / FATHI NASRI        (Photo credit should read FATHI NASRI/AFP/Getty Images)
FATHI NASRI/AFP
Tunisians wave to a military convoy during a visit of the prime minister in Ben Guerdane on March 13, 2016, a week after jihadists launched a wave of attacks on army and police posts in the border town. / AFP / FATHI NASRI (Photo credit should read FATHI NASRI/AFP/Getty Images)

Les autorités tunisiennes ont annoncé mercredi la levée du couvre-feu nocturne qui avait été instauré le 7 mars dans la ville de Ben Guerdane, près de la frontière libyenne, après une attaque jihadiste d'une ampleur sans précédent.

Dans un bref communiqué publié sur sa page officielle Facebook, le ministère de l'Intérieur a annoncé la levée du couvre-feu "à partir de ce mercredi" dans cette ville du sud du pays.

Décrété le 7 mars en réaction à des attaques menées à l'aube par des dizaines de jihadistes lourdement armés contre des bâtiments des services de sécurité à Ben Guerdane, le couvre-feu a été allégé à deux reprises à la faveur de l'amélioration de la situation sécuritaire.

Selon un bilan officiel, treize membres des forces de l'ordre et sept civils ont péri, tandis que 55 "terroristes" ont été tués dans le cadre de la riposte sécuritaire à ces attaques.

L'attaque du 7 mars n'a pas été revendiquée mais les autorités tunisiennes ont affirmé qu'elle visait à instaurer un "émirat" du groupe extrémiste Etat islamique (EI) dans la région.

La Tunisie, qui compte plusieurs milliers de ressortissants dans les rangs d'organisations jihadistes en Irak, en Syrie et en Libye, est par ailleurs sous état d'urgence. Réinstaurée en novembre, la mesure a été reconduite pour trois mois le 22 mars.

Elle donne la possibilité aux autorités d'interdire les grèves et réunions "de nature à provoquer ou entretenir le désordre", de fermer provisoirement "salles de spectacle et débits de boissons" ou encore de "prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications".

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