ALGÉRIE
19/04/2016 08h:54 CET | Actualisé 19/04/2016 08h:55 CET

Le pétrole repart à la hausse, aidé par une baisse de production au Koweït

A pump jack is seen at sunrise near Bakersfield, California October 14, 2014. Brent crude hit a new four-year low on Wednesday before recovering to just under $85 a barrel, as faltering global growth curbed demand for fuel at a time of heavy oversupply. Oil saw its biggest daily fall in more than three years on Tuesday after the West's energy watchdog slashed its forecasts for world oil demand for this year and 2015. Picture taken October 14, 2014. REUTERS/Lucy Nicholson (UNITED STATES - Tags: E
Lucy Nicholson / Reuters
A pump jack is seen at sunrise near Bakersfield, California October 14, 2014. Brent crude hit a new four-year low on Wednesday before recovering to just under $85 a barrel, as faltering global growth curbed demand for fuel at a time of heavy oversupply. Oil saw its biggest daily fall in more than three years on Tuesday after the West's energy watchdog slashed its forecasts for world oil demand for this year and 2015. Picture taken October 14, 2014. REUTERS/Lucy Nicholson (UNITED STATES - Tags: E

Les prix du pétrole montaient mardi en cours d'échanges européens, se reprenant, aidés par un grève au Koweït, après leur décrochage de la veille, les investisseurs ayant digéré l'absence d'accord des grands producteurs réunis dimanche à Doha.

Vers 10H45 GMT (12H45 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 43,66 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 75 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mai prenait 56 cents à 40,34 dollars.

Une réunion à Doha? Quelle réunion à Doha? La dégringolade des cours de lundi suite à la conclusion décevante (de la réunion des grands producteurs d'or noir à Doha, ndlr) a rapidement été effacée vers la fin des échanges européens, observait Brenda Kelly, analyste chez London Capital Group.

Les cours du brut étaient tombés lundi à l'ouverture des échanges asiatiques à 40,10 dollar pour le Brent et 37,61 dollar pour le WTI, au plus bas en 10 jours, et marquant une dépréciation de respectivement 6,7% et 6,8% par rapport à la clôture de vendredi.

Les investisseurs avaient espéré voir la réunion de Doha rassemblant 18 pays producteurs de pétrole membres et non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) aboutir à une décision sur un gel d'une production surabondante qui pèse sur les prix depuis près de deux ans.

Mais les divergences entre l'Iran, qui a annoncé au dernier moment son absence à la réunion, et l'Arabie saoudite ont empêché les tractations d'aboutir.

Le mouvement de panique semble s'être calmé et les investisseurs sont peut-être prêt à laisser le marché physique se rééquilibrer tout seul, ce que les Saoudiens préconisent depuis deux ans, relevait James Hughes, analyste chez GKFX.

La diminution longuement attendue de la production de pétrole de schiste aux États-Unis se concrétise, ce qui devrait réjouir un peu les membres de l'Opep, expliquait M. Hughes.

Une chose qui a tout de même été claire à travers les discussions entre l'Opep et la Russie sur une baisse de la production est qu'elles sont purement politiques et n'ont aucun effet sur les problèmes de surabondance d'offre, estimait M. Hughes.

Les cours tiraient tout de même parti mardi de la poursuite d'un mouvement de grève des employés du secteur pétrolier au Koweït, relevait Brenda Kelly.

Au troisième jour de ce mouvement social pour protester contre des réductions de salaires envisagées par les compagnies pétrolières, la production de pétrole du Koweït était assurée à moitié mardi, avec 1,5 million de barils, contre 3 millions de barils par jour (mbj) en temps normal.

Les opérateurs de marché espèrent de toute évidence que cela va entraîner une légère baisse de l'offre mondiale, notait Mme Kelly.

Les cours du pétrole étaient aussi soutenus mardi par un léger accès de faiblesse du dollar, notamment face à l'euro, à la livre et au franc suisse, un mouvement de nature à rendre plus attractifs les achats d'or noir, libellés dans la monnaie américaine, pour les investisseurs munis d'autres devises.