ALGÉRIE
18/04/2016 09h:55 CET | Actualisé 18/04/2016 09h:56 CET

Koweït: la production pétrolière chute de 60% au 2e jour d'une grève

Kuwait Oil and Petrochemical Industries Union workers sit with their cellphones on the first day of an official strike over public sector pay reforms, in Ahmadi, Kuwait April 17, 2016. REUTERS/Stephanie McGehee
Stephanie McGehee / Reuters
Kuwait Oil and Petrochemical Industries Union workers sit with their cellphones on the first day of an official strike over public sector pay reforms, in Ahmadi, Kuwait April 17, 2016. REUTERS/Stephanie McGehee

Les travailleurs du secteur pétrolier au Koweït observaient lundi leur deuxième jour de grève, affectant la production de l'émirat qui a chuté de plus de 60%, alors que le gouvernement cherche à recruter de la main d'oeuvre étrangère.

"A tous les travailleurs du secteur pétrolier (...), la grève se poursuit", a annoncé leur syndicat dans un tweet.

La production pétrolière du Koweït, membre de l'Opep, a chuté de 3 millions de barils par jour (mbj) à 1,1 mbj, et celle des raffineries de l'émirat a plongé à 520.000 barils par jour (bj), contre 930.000 bj avant la grève.

Un porte-parole de la Kuwait National Petroleum Co (KNPC - étatique), Khaled al-Assoussi, a déclaré lundi que l'émirat continuait à exporter du brut et des produits pétroliers.

Il a ajouté que les trois raffineries du pays tournaient à 55% de leur capacité, conformément à un plan d'urgence de sa compagnie.

Dimanche, le gouvernement avait jugé la grève "illégale" et appelé à des poursuites judiciaires contre le syndicat.

Il avait également demandé à la firme publique Kuwait Petroleum Corp (KPC) de recruter de la main d'oeuvre à l'étranger pour faire fonctionner certaines installations pétrolières du pays.

Le syndicat a affirmé que la grève était "un grand succès" et qu'elle était observée par des milliers d'employés.

Les grévistes protestent contre des projets du gouvernement visant à réduire des avantages et à baisser les salaires des employés dans le secteur pétrolier.

Pour compenser les effets de la baisse drastique des prix du pétrole, qui pèse lourdement sur le budget de l'émirat, les autorités ont annoncé ces derniers mois une série de mesures d'austérité.

Parmi elles, la mise en place d'une nouvelle grille de salaires s'appliquant à tous les fonctionnaires du pays, dont les quelque 20.000 employés du secteur pétrolier.

Le syndicat avait rejeté samedi un appel du ministre koweïtien du Pétrole par intérim, Anas Saleh, à annuler la grève pour envisager une solution négociée de la crise actuelle.

La KPC a indiqué dimanche que les stocks d'essence et de produits pétroliers "couvrent les besoins du pays pendant 25 jours" et que les réserves stratégiques "sont suffisantes pour 31 autres jours".

Le syndicat conteste aussi des projets de privatisation de certaines activités du secteur pétrolier.

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