TUNISIE
16/04/2016 05h:37 CET

Tunisie: Accord de principe du FMI pour un prêt de 2,8 milliards de dollars

Flickr/Haydn Blackey

La Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) ont conclu "un accord de principe" sur un nouveau prêt de 2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros) sur quatre ans, a indiqué vendredi la représentation du FMI à Tunis.

Unique rescapée des Printemps arabes, la Tunisie, qui traverse d'importantes difficultés économiques, négociait depuis des mois un nouveau prêt, après expiration d'une précédente ligne de crédit de 1,7 milliard de dollars (1,5 milliard d'euros).

"Cet accord sera soumis à l'approbation du conseil d'administration du FMI, qui devrait examiner la demande de la Tunisie le mois prochain", précise le chef de mission du Fonds pour ce pays, Amine Mati dans un communiqué.

communiqué fmi

communiqué fmi

Ce prêt vise à appuyer "la vision économique et les réformes prioritaires" définies par les autorités tunisiennes dans leur "plan quinquennal" pour la période 2016-2020, a-t-il ajouté.

Ce plan "reconnait qu'il importe pour la Tunisie d'accélérer le rythme des réformes économiques pour réduire sa vulnérabilité (...), doper la croissance et favoriser la création durable d'emplois", relève M. Mati. Il est notamment "essentiel" pour le pays "de faire reculer sensiblement le chômage, en particulier celui des jeunes", plaide-t-il.

Octroyée en 2013, la précédente ligne de crédit entrait dans le cadre d'un programme destiné à soutenir le processus post-révolutionnaire dans ce pays pionnier du Printemps arabe.

A l'approche de son expiration, fin 2015, la patronne du FMI Christine Lagarde avait indiqué que son institution était prête à étudier une nouvelle demande de Tunis.

Si la Tunisie a réussi la transition politique née de la chute en janvier 2011 du régime du dictateur Zine el Abidine Ben Ali, elle ne parvient pas à relancer son économie, sur fond entre autres d'une recrudescence des attaques jihadistes.

L'an dernier, la croissance a été inférieure à 1%, et le chômage a dépassé les 15%.

Le pays a connu en début d'année sa pire contestation sociale depuis la révolution à la suite du décès d'un jeune homme durant une manifestation pour l'emploi à Kasserine, dans une région défavorisée du centre du pays.

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