ALGÉRIE
15/04/2016 16h:25 CET | Actualisé 15/04/2016 16h:54 CET

De la "une" du Monde au tweet de Valls : l'UGTA et le FCE pointent une "tentative de déstabilisation de l'Algérie"

French Prime Minister Manuel Valls (L) meets Algerian President Abdelaziz Bouteflika at his residence during an official visit on April 10, 2016 in Zeralda, a suburb of the capital. / AFP / Eric FEFERBERG
ERIC FEFERBERG via Getty Images
French Prime Minister Manuel Valls (L) meets Algerian President Abdelaziz Bouteflika at his residence during an official visit on April 10, 2016 in Zeralda, a suburb of the capital. / AFP / Eric FEFERBERG

Le syndicat UGTA (Union générale des travailleurs algériens et l'organisation patronale FCE (Forum des chefs d'entreprises (FCE), proches du pouvoir ont publié vendredi un communiqué commun dénonçant une campagne "malveillante et fallacieuse" déclenchée en France, selon eux, contre les institutions algériennes.

Les deux organisations établissent implicitement un lien entre la "une" du journal Le Monde associant le président Bouteflika aux Panama Papers ( qui a entrainé une convocation de l'ambassadeur français et un refus de visa pour le journaliste du Monde ) et le tweet du Premier Ministre français, Manuel Valls, montrant une image du chef de l'Etat algérien affaibli et fatigué.

Pour l'organisation patronale et le syndicat, "une campagne malveillante et fallacieuse" a été déclenchée en France à la veille de la réunion de la 3ème session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN) et a "atteint son paroxysme avec des manipulations diffamatoires délibérément dirigées contre l'institution présidentielle au lendemain de la fin des travaux du comité".

Les deux organisations dénoncent des "agressions sournoises et irrespectueuses envers notre pays et ses institutions républicaines" et dénoncent une "cabale de noircissement de nos institutions".

Hanoune : Valls a commis une "agression délibérée"

Sans citer de manière précise les acteurs français de "cabale", les deux organisations affirment que cela n’ébranlera pas la confiance dans le "Président qu'ils ont choisi démocratiquement par la voie des urnes" et rejettent toute "leçon, encore moins une ingérence au relent colonialiste".

Dans une allusion aux commentaires de la presse français au lendemain de l’audience accordée à Manuels Valls, le FCE et l'UGTA dénoncent une "indigne campagne de diffamation" et une "tentative de déstabilisation" de l'Algérie.

Par ailleurs, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a directement qualifié la publication du tweet de Manuel Valls avec une photo du président de la république "d’agression délibérée" et de "provocation insupportable".

Selon elle, c’est parce que Manuels Valls n’a pas "obtenu ce qu’il voulait" qu’il s’est lancé dans une ", "provocation insupportable". "Ce n’était pas un accident" a-t-elle affirmé en dénonçant un "crime" et un "comportement indigne".

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