ALGÉRIE
15/04/2016 11h:34 CET | Actualisé 15/04/2016 14h:53 CET

Chakib Khelil, en visite dans une zaouïa à Mascara: "Je n'ai aucune ambition politique"

Depuis la zaouïa Sidi Mahieddine à Mascara, l'ancien ministre de l'Energie Chakib Khelil a déclaré ce vendredi 15 avril qu'il n'avait "aucune ambition politique" et qu'il ne cherchait à occuper aucun poste, répondant ainsi aux spéculations sur son futur rôle politique.

Il s'agit de la deuxième apparition publique de M. Khelil après son retour au pays le 17 mars. Il a également visité la ville de Ghriss dans la même wilaya et s'est promené, selon El Khabar, près de l'arbre où a eu la première "bayâa" de l'Emir Abdelkader.

Le 1er avril dernier, l'ex-président de l'OPEP a été honoré dans une autre zaouïa, celle de Si Mohammed Ben Merzouk à Djelfa. Lors de cette visite, il s'est dit "prêt à servir l'Algérie".

chakib khelil


L'ancien ministre est rentré au pays après trois ans passées aux Etats Unis et suite au lancement, puis l'annulation, par l'Algérie d'un mandat d'arrêt international à son encontre dans le cadre de l'affaire de Sonatrach II. Son retour ainsi que ces déclarations, notamment sur la "fabrication" de son implication dans les affaires de corruption par l'ex-DRS, ont nourri les spéculations concernant sa réhabilitation politique.

Son retour a également coïncidé avec les révélations "Unaoil". Alors que Chakib Khelil, ministre de l'Energie entre 1999 et 2010, s'exprimait depuis Djelfa, l'enquête mondiale sur la corruption dans le secteur des hydrocarbures, menées par l'agence australienne Fair Fax Media et le Huffington Post américain, a révélé l'existence de pots-de-vins de millions de dollars payées en 2008 par Samsung et Huyndai pour obtenir des contrats en Algérie.

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Zaouïas indépendantes?

Le premier "pèlerinage" de Chakib Khelil à Djelfa a provoqué des réactions acerbes sur les réseaux sociaux. De nombreux Algériens ont critiqué la zaouïa qui a honoré l'ex-ministre dont le nom est cité dans des affaires de corruption.

Le ministre des Affaires religieuses Mohamed Aissa a de son côté réagi en dédouanant les zaouïas de toute instrumentalisation politique, affirmant qu'elles "agissent en toute indépendance" et loin de toute pression.

L'absence de pouvoir du ministre sur les zaouïas ne l'a pas empêché, le 7 avril, d'assister à une journée d'études organisée par la même zaouïa. Une rencontre organisée en un temps record, selon El khabar qui y voit une tentative de répondre aux "attaques féroces" contre la zaouïa après l'épisode de Chakib Khelil.

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