ALGÉRIE
15/04/2016 09h:57 CET | Actualisé 15/04/2016 10h:43 CET

Save the date, Picturie Générale "مواد فنية عامة" du 23 avril au 21 mai 2016

facebook/Picturie Générale

Picturie Générale "مواد فنية عامة" est l’intitulé de l’exposition collective indépendante qui se tiendra à Alger pour la troisième année consécutive du 23 avril au 21 mai 2016.

Picturie générale est une exposition collective indépendante et ouverte au public. Elle donne la parole à de jeunes artistes actifs sur la scène algérienne actuelle, notamment des photographes, artistes peintre, artiste plasticien…etc.

Krinah Mourad graphiste et plasticien et commissaire de cette manifestation revient sur le but de cette manifestation "Picturie Générale vise à montrer la diversité de la création visuelle algérienne dans des lieux atypiques, des espaces qui, à la base, ne sont pas forcément dédiés à la démonstration de l'art, et qui, de plus, est ouverte à des publics autres que les habitués des galeries et des musées", précise l’artiste.

Il ajoute que L’exposition permet de montrer le travail des artistes participants dans leur diversité. Elle montre l'étendue et l'actualité de leurs interrogations, ainsi que leur inscription dans les courants de l'art actuel.

Le point fort de Picturie Générale est son organisation. Dans un pays qui manque cruellement des espaces de diffusion de l'art, monter une exposition dans des lieux alternatifs et avec la seule participation des artistes ouvre une autre voie, loin des lourdeurs administratives et institutionnelles, des contraintes du marché, etc.

Cette initiative jeune est née de la volonté de trois artistes amis de se réunir avec d’autres artistes de leur génération en un seul lieu. "Sofiane Zouggar, Djamel Agagnia et moi-même, avons constaté en 2013, que beaucoup d'artistes de notre génération avaient un certain parcours, avec des expositions en Algérie ou à l'étranger, et nous avons pensé qu'il était temps pour nous de faire une sorte de constat de la création de cette génération. L’idée nous est donc venue de monter cette exposition où pour une fois, le public verra notre travail réuni dans un même événement", explique Krinah Mourad.

Manque de fonds dédié à soutenir ce genre d’initiative, les artistes de Picturie Générale ont décidé que l’exposition soit autogérée et autoproduite "chaque artiste devait produire son œuvre avec ses propres moyens et qu'on devait se soutenir pour la production globale de l'exposition", précise-t-il.

Le lieu choisi pour la première édition était l’école Artissimo. "La directrice de l’école à l’époque Zafira Baba-Ouartsi, souhaitait diversifier les activités de son école et en faire un lieu d'exposition. Et comme nous-mêmes nous étions à la recherche d'un lieu assez atypique nous sommes entrés en contact avec elle. Et c’est en ce lieu que Picturie générale I a été organisé avec 13 artistes en 2013", se souvient-il.

Face au succès de cette première édition les trois artistes ont décidé de faire de Picturie Générale un événement ponctuel.

La deuxième édition de Picturie général a été organisée à "la Baignoire" propriété de Samir Toumi, qui a mis ses locaux à la disposition de 17 artistes pour Picturie générale II en 2014.

Picturie générale III ne faillit pas à la règle, celle de toujours choisir un lieu atypique, cette année les organisateurs ont choisi un nouvel endroit iconique à Alger l'ancien marché de la rue Volta.

"Le fait qu'il soit investi, même temporairement, pour un événement artistique, est une lueur d'espoir pour la réhabilitation des friches industrielles et leur consécration à la culture. Ça montre aussi qu'il est possible de sensibiliser les chefs d'entreprise et le monde économique aux questions artistiques, puisque le propriétaire a accepté de céder son espace sans aucune forme de contrôle", explique le commissaire de l’évènement.

Selon Krinah Mourad, l’évènement a beaucoup évolué : L'exposition s'est largement agrandie puisqu'elle regroupe 23 artistes à présent.

L'autre nouveauté par rapport aux éditions précédentes est l'organisation, en parallèle, de certaines activités : à savoir deux tables rondes, la première confrontera les artistes face aux questions du public et des journalistes pour expliciter les démarches de chacun, et la seconde qui réunira des personnes de l'EPAU, de l'ESBA et du collectif DJART s'intéressera à la réhabilitation des friches industrielles.

Mais le principe reste le même : l'investissement de chacun dans le projet global.

Les 23 artistes sélectionnés donnent un aperçu de la création algérienne contemporaine.

À quelques exceptions près, ils sont tous de la scène locale. Les autres, ont des centres d'intérêt qui rejoignent nos interrogations sur notre culture ou notre société. L'éventail des œuvres est très large, cela va des formes les plus traditionnelles telles que la peinture et la sculpture, aux formes les plus actuelles, comme la vidéo et la performance, en passant par la photographie, le dessin, le graphisme ou l'installation.

À noter qu'il n'existe pas de thème précis, mais que chacun des artistes montre son univers et sa démarche habituels, le but étant de ne pas enfermer ou canaliser les artistes mais de les laisser s'exprimer dans des formes qu'ils avaient choisies à la base, conclue Krinah Mourad.

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