TUNISIE
15/04/2016 08h:09 CET | Actualisé 09/06/2016 09h:49 CET

La stabilité économique de la Tunisie, cheval de bataille de la Banque Mondiale

Tunisian President Beji Caid Essebsi (C), flanked by UN chief Ban Ki-moon (R) and World Bank chief Jim Yong Kim, poses for a picture during a meeting on March 28, 2016 at the Carthage Palace in Tunis. / AFP / FETHI BELAID        (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)
FETHI BELAID/AFP
Tunisian President Beji Caid Essebsi (C), flanked by UN chief Ban Ki-moon (R) and World Bank chief Jim Yong Kim, poses for a picture during a meeting on March 28, 2016 at the Carthage Palace in Tunis. / AFP / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

Le président du groupe de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, a déclaré, jeudi, lors d’une conférence de presse à Washington (USA), que "l’institution focalisera son action sur la stabilité économique en Tunisie, qui compte parmi les pays qui exportent le plus de combattants dans les rangs de Daech".

"Malgré qu’elle représente une lueur d’espoir, comparée à d’autre pays de la région, la Tunisie est le pays, duquel part le plus grand nombre de jeunes pour combattre à côté de Daech, et ce à cause des taux de chômage élevés chez les jeunes les plus instruits et à cause de la perte d’espoir", a ajouté Yong Kim, qui s’exprime, à la veille du Spring Meeting du FMI et de la BM (15 et 16 avril 2016).

La Banque mondiale va axer ses interventions, a ajouté le premier responsable de l’institution internationale, sur la réalisation de la stabilité économique, qui a reçu un coup dur à cause des attentats terroristes du Bardo (mars 2015) et de Sousse (juin 2015), en particulier, le secteur touristique, dont les activités ont baissé d’environ 70%.

Selon le dernier rapport de la Banque Mondiale en date d'avril 2016, la croissance tunisienne devrait se situer aux alentours de 1,8%.

"La croissance du PIB n’a atteint que 0,8 % grâce à de bons résultats dans la production agricole (+9,2 %), en particulier la production d’olives, tandis que la plupart des autres secteurs de l’économie ont reculé ou stagné." affirme le rapport

Yong Kim a réaffirmé que la Banque Mondiale apportera l’appui nécessaire pour permettre à la région du Moyen Orient de faire face aux risques des conflits, relevant que le problème des réfugiés syriens figurent parmi les priorités de la banque.

Les actions de la Banque Mondiale seront aussi axées sur la lutte contre la pauvreté et contre les effets des changements climatiques à travers la mise en œuvre de l’accord de Paris et la réduction des coûts des énergies renouvelables, a encore lancé Jim Yong Kim.

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