TUNISIE
14/04/2016 07h:35 CET | Actualisé 14/04/2016 07h:47 CET

Grève générale, accusations de torture... comment le mouvement social à Kerkennah a dégénéré (CHRONOLOGIE INTERACTIVE)

PETROFAC - En dix jours, la situation tendue du mouvement social des îles Kerkennah autour du site Petrofac a évolué vers une grève générale, des accusations de torture, tandis que le groupe pétrolier annonce renoncer à des investissements. Retour sur les événements des derniers jours.

Pour rappel, le conflit trouve sa source dans le fait que 266 personnes, "sélectionnées par la délégation régionale, reçoivent chaque mois un salaire versé par Petrofac", pour le compte d'un "programme environnemental" destiné à acheter la paix sociale dans le contexte de la chute du président Ben Ali en 2011, relate le média électronique Inkyfada, qui souligne que "ces personnes travaillant dans le cadre de ce programme n’ont ni contrat, ni assurance sociale, et ne sont reconnus ni par l’Etat ni par Petrofac".

Or, Petrofac a cessé d'alimenter ce fonds environnemental. Ce désengagement est rejeté par les bénéficiaires du programme, qui, faute d'alternative, revendiquent leur titularisation au sein du groupe. Mais Imed Derouiche, PDG de Petrofac Tunisie, dénonce ce qui est devenu une rente de situation:

"Alors que 100 individus assurent des missions de service public sans pour autant être proprement intégrés à la fonction publique, les autres profitent des salaires et s’abstiennent de travailler."

Le groupe pétrolier Petrofac a indiqué début février envisager de quitter la Tunisie en raison de ces troubles sociaux pénalisant son activité depuis 2012.

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