ALGÉRIE
13/04/2016 06h:57 CET | Actualisé 13/04/2016 06h:57 CET

La croissance en Algérie reculera à 3,4% en 2016, selon les prévisions du FMI

The port of Algiers is seen in Algiers, February 19, 2015. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh (ALGERIA - Tags: BUSINESS MARITIME)
Amr Dalsh / Reuters
The port of Algiers is seen in Algiers, February 19, 2015. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh (ALGERIA - Tags: BUSINESS MARITIME)

La croissance en Algérie restera soutenue et devrait s'établir à 3,4% en 2016 contre 3,7% en 2015 avant de reculer à 2,9% la prochaine année, selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI) publiées mardi 12 avril à Washington.

Pour 2017, le FMI table sur une légère baisse de la croissance économique à 2,9%. Selon l'APS, le taux devrait s'améliorer et rebondir à 3,4% en 2021.

L'Inflation restera également presque stable en 2016 à 4,3% contre 4,4% en 2015 avant de reculer en 2017 à 4,0%, prévoit le FMI dans son rapport semestriel sur les perspectives de l'économie mondiale publié mardi à Washington à la veille de sa réunion du printemps.

La balance des paiements de l'Algérie restera, quant à elle, déficitaire et représentera 17,1% du PIB en 2016 contre 15,7% du PIB en 2015. Le déficit devrait se réduire en 2017 à 16,2% du PIB pour enfin baisser à 8% du PIB en 2021.

Par ailleurs, le FMI a indiqué que l'économie mondiale va connaitre une croissance à faible allure en 2016, impactée par des risques majeurs qui sont d’ordre financier, géopolitique ou liés aux dissensions politiques. Le FMI prévoit des taux de croissance de 3,2 % en 2016 et 3,5 % en 2017, soit une révision à la baisse de 0,2 % et 0,1 %, respectivement, par rapport à ses anticipations publiées en janvier dernier.

"Moins de croissance, cela signifie moins de droit à l’erreur", a déclaré M. Maurice Obstfeld, Conseiller économique et directeur du Département des études du FMI au cours de cette conférence de presse.

"Une croissance anémique persistante laisse des séquelles, qui ont pour effet de ralentir la croissance potentielle, et, du même coup, la demande et les investissements", a-t-il ajouté.

Face à ces perspectives en berne, il importe de réagir avec vigueur, a souligné M. Obstfeld, ce qui implique une stratégie plus énergique sur trois fronts, alliant des mesures structurelles, budgétaires et monétaires.

"Si les décideurs nationaux perçoivent clairement les risques auxquels leurs pays sont tous exposés et agissent ensemble pour s’y préparer, cela pourra avoir des effets positifs considérables sur la confiance à l’échelle mondiale", a souligné M. Obstfeld.

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