ALGÉRIE
13/04/2016 12h:45 CET | Actualisé 13/04/2016 12h:45 CET

Kad Merad présente son dernier film "Marseille" à Alger

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Sorti en salles en France il y a à peine un mois, le dernier film de Kad Merad "Marseille" a été projeté hier à l’institut français en sa présence et celle de Patrick Bosso.

Bonne humeur et blagues à profusion ont marqué la rencontre des deux acteurs avec leur public Algérien.

"Marseille", qui rend hommage à la cité phocéenne, est le troisième long métrage de Kad Merad en tant que réalisateur.

Le film raconte Marseille par le prisme d’une famille italienne émigrée. Paolo quitte Marseille très jeune après un drame familial et part s’installer au Canada, 25 ans plus tard, Joseph son frère l’appelle et lui demande de venir en urgence rendre visite au père accidenté.

Il est donc contraint de retourner à cette ville qu’il a fuie, accompagné de son jeune fils. Il est déterminé à ne pas s’y attarder pensant que son père était mourant.

Une fois à Marseille, Paolo apprend que le père souffre d’une amnésie et se rend compte que Joseph avait amplifié les choses.

Les deux frères tentent tout le long du film d’aider le père à retrouver ses souvenirs. Des souvenirs intimement liés à l’identité marseillaise à travers la solidarité de son habitant, son équipe de foot, ses cités …etc.

Kad Merad a expliqué au cours de la conférence qui a suivi la projection du film qu’il avait souhaité aller au-delà des clichés qui taxent Marseille comme étant une ville où prime la délinquance.

"Le film n’aspire pas à réhabiliter l’image de Marseille, mais à dépasser les stéréotypes. Je raconte la vivacité de cette ville que je connais depuis à peine dix ans et qui ne cesse de me séduire. Une ville lumineuse aux paysages féeriques, une population sincère et chaleureuse avec un grand franc-parler, toutes ces choses qui la caractérise ont été inspirantes pour moi", explique-t-il.

Patrick Bosso ajoute que Marseille fait souvent parler d’elle mais pour les choses négatives “vivre dans cette ville veut dire passer par une multitude d’émotion aux quotidiens”.

Le choix d’une famille émigrée italienne est pour rendre hommage à la famille de Patrick d’origine italienne “on nous a souvent demandé pourquoi pas une famille Algérienne mais c’est juste un choix à travers lequel je voulais aussi rendre hommage aux origines de Patrick et au métier de son père celui de piqueur de sel comme le métier qu’il exerce dans le film”.

Patrick Bosso raconte que la plupart des scènes du film s’inspirent de la vie quotidienne marseillaise et des anecdotes de chacun. ”Le gardien de la cité perché sur une chaise de tennis qu’on voit dans le film faisait partie du décor de mon quartier donc c’est comme ça que le film a été pensé pour être proche des gens”.

C’est donc une comédie touchante, qui dégage de grandes valeurs humaines celle de l’amour fraternel, l’importance de la famille…etc.

Kad Merad n’a pas manqué de rappeler ses origines Algériennes et son attachement au pays. "Etant petit, je passais mes vacances à Ouled Mimoun j’en garde des souvenirs qui sont toujours vivaces. Tout cela m’inspire seulement c’est difficile d’écrire ", raconte-t-il.

Concernant leurs projets futurs, les deux acteurs se donneront la réplique pour la pièce de théâtre " Acting " en septembre.

La rencontre avec les deux acteurs s’est achevés par une petite formation au profit de jeunes acteurs Algériens.

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