ALGÉRIE
12/04/2016 02h:12 CET | Actualisé 12/04/2016 02h:12 CET

Syrie: négociations de paix "cruciales" à Genève selon l'ONU

Photo diffusée par l'agence de presse officielle syrienne (SANA) montrant le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem (d) et l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, à Damas le 11 avril 2016
AFP
Photo diffusée par l'agence de presse officielle syrienne (SANA) montrant le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem (d) et l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, à Damas le 11 avril 2016

Les négociations de paix inter-syriennes qui doivent reprendre mercredi à Genève seront "cruciales", a affirmé l'émissaire de l'ONU pour la Syrie au moment où Washington s'inquiète d'une possible offensive contre Alep qui violerait le cessez-le-feu en vigueur.

"Nous sommes très très inquiets de la récente intensification des violences. Y compris d'actions qui violent à notre avis la cessation des hostilités" dans ce pays en guerre depuis cinq ans, a déclaré lundi à Washington Mark Toner, un porte-parole du département d'Etat.

Les combats se sont intensifiés autour d'Alep, ville du nord de la Syrie, où plusieurs factions rebelles combattent les troupes du président Bachar al-Assad. Et le Premier ministre syrien Waël al-Halqi a prévenu dimanche que le régime et ses "partenaires russes" étaient prêts à lancer une offensive pour reprendre cette ville malgré le cessez-le-feu instauré le 27 février sous l'égide de Moscou et de Washington.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé dimanche son homologue russe Sergueï Lavrov à ce sujet, a précisé M. Toner.

Sur le plan diplomatique, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, qui a rencontré à Damas le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem, et qui sera mardi à Téhéran, a expliqué lundi combien "la prochaine phase des pourparlers de Genève (était) cruciale" car "elle se concentrera sur la transition politique, la gouvernance et les principes constitutionnels".

"Nous avons l'intention de rendre constructifs et concrets" ces pourparlers indirects entre représentants du régime et de l'opposition, a précisé M. de Mistura, qui avait supervisé en mars un premier round de dix jours qui n'avait pas permis d'avancée majeure.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit d'ailleurs entendre mardi à huis clos un rapport de ce dernier sur les pourparlers syriens.

La question de la transition politique est particulièrement délicate car l'opposition réclame la création d'un corps exécutif doté de tous les pouvoirs mais dont serait exclu le président Bachar al-Assad, tandis que le régime exige un gouvernement élargi à des membres de l'opposition et sous la présidence d'Assad.

M. de Mistura a également abordé avec son interlocuteur le fragile cessez-le-feu qui exclut le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, et le groupe terroriste Etat islamique (EI).

"La cessation des hostilités est peut-être fragile mais elle existe. Nous devons nous assurer qu'elle va se poursuivre même s'il y a des incidents contenus", a dit M. de Mistura.

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