ALGÉRIE
12/04/2016 09h:00 CET | Actualisé 12/04/2016 09h:00 CET

Le roi d'Espagne convoque les partis pour des consultations les 25 et 26

Spanish King Felipe waits for the start of a meeting at Zarzuela palace in Madrid, Spain, January 29, 2016. Picture taken January 29. REUTERS/Ballesteros/Pool
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Spanish King Felipe waits for the start of a meeting at Zarzuela palace in Madrid, Spain, January 29, 2016. Picture taken January 29. REUTERS/Ballesteros/Pool

Le roi d'Espagne a convoqué les dirigeants des partis, les 25 et 26 avril, pour de nouvelles consultations à l'issue

desquelles des élections pourraient être organisées s'il ne trouvait aucun candidat à la formation d'un gouvernement.

Felipe VI "a communiqué aujourd'hui au président de la chambre des députés sa décision de mener de nouvelles consultations, les 25 et 26 avril", a indiqué le palais royal dans un communiqué.

Il s'agit de voir si "le roi peut proposer un candidat à la présidence du gouvernement qui dispose des soutiens nécecessaires", selon le palais. Si ce n'était pas le cas, le monarque n'aurait plus qu'à "procéder à la dissolution

des deux chambres et à convoquer de nouvelles élections législatives".

Les partis représentés à la chambre des députés ont donc jusqu'au 25 avril pour tenter de se mettre d'accord, eux qui disent tous vouloir éviter un nouveau scrutin même s'ils semblent déjà en pré-campagne.

Les élections auraient lieu fin juin, six mois après les législatives du 20 décembre qui avaient laissé un parlement fragmenté, sans majorité claire.

Depuis, seul le Parti socialiste (PSOE) a conclu un accord avec les libéraux de la formation de centre droit Ciudadanos, insuffisant pour obtenir l'investiture.

Début mars, le dirigant socialiste Pedro Sanchez s'est présenté à l'investiture sur la base de ce seul accord avec Ciudadanos, et le parti radical Podemos a voté contre, tout comme les conservateurs du Parti populaire (PP).

L'alliance des socialistes et des centristes n'a réuni que 131 "oui" contre 219 "non".

Le parti socialiste a ensuite tenté - en vain - de convaincre le parti de gauche radical Podemos de participer à un gouvernement "du changement" que dirigerait Pedro Sanchez, sans pour autant renoncer à son accord avec les

centristes.

Ces négociations tripartites ont échoué en moins de 24 heures, mettant en évidence les différences fondamentales entre Podemos et Ciudadanos qui se disent mutuellement "incompatibles".

Mardi, M. Sanchez a cependant réafirmé qu'il défendrait "jusqu'à la dernière minute et la dernière seconde" ce projet d'alliance transversale avec Podemos et Ciudadanos.

L'autre solution serait une coalition à trois PP-PSOE-Ciudadanos mais le parti socialiste rejette toute alliance avec l'autre grand parti traditionnel, le PP de Mariano Rajoy.

Le gouvernement Rajoy reste actuellement en fonctions pour expédier les affaires courantes.

Un nouveau scrutin paraît quasiment inévitable sauf accord surprise de dernière minute, le 2 mai étant la date limite pour l'investiture d'un candidat.

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